le projet de décharge / les CSDU
visite de la déchètterie de la glacière
 
M. Edwin Altinger

à Villeneuve-Loubet par MM. JC. Glomaud, P. Leroy, E. Altinger, Rapporteur E. Altinger, Explications de M. Bertin de "Veolia Propreté"


Notre délégation a été reçue par M. Bertin, Directeur de l'Agence Régionales Région Sud-Est Veolia Propreté. Les installations sont beaucoup plus importantes que ce qu'on avait imaginé. Elles sont composées de plusieurs bureaux et d'un bâtiment de trois étages d'au moins 250 mètres .. C'est dans ce bâtiment que les sacs jaunes sont triés et recyclés. Les  matériaux (Papier, Plastique, Métaux) sont comprimés en grosses balles et préparés pour le recyclage.
Il y a également des entrepôts, des ateliers et des parkings pour les camions (55) et les engins utilisés sur le site.


La décharge de la Glacière


M. Bertin nous a expliqué que le nom officiel de ce type de centre est : ISDND (Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux). La première déchetterie sur ce lieu, « Jas de Madame », avait été ouverte en 1981 et fermée en 2000. La nouvelle installation, «La Glacière » a été inaugurée en 1998. Elle a été conçue pour accueillir trois millions de tonnes de déchets. A ce jour, on a déposé deux millions de tonnes de déchets et on doit atteindre trois millions de tonnes en 2010 ; il faut donc trouver un autre site avant cette date.

Le projet actuel est de remplacer « La Glacière » par le site de Barbossi à Mandelieu. Pour le moment, les travaux n'ont pas commencé parce que le P.L.U. (Plan Locale d'Urbanisme) bloque ce projet. Les deux incinérateurs situés dans les Alpes-Maritimes (Nice et  Antibes) vont être modernisés, mais ne suffiront pas pour recevoir les déchets actuellement déposés à «La Glacière ».

La Société, Veolia, vient d'acheter l'incinérateur d'Antibes et n'a pas de préférence pour le choix futur. « Nous suivrons les volontés de la politique » dit M. Bertin.

- On décide de construire un nouvel incinérateur. Celui-ci ne peut pas être opérationnel avant 2015

- On évacue les déchets en dehors du département

- L'état résout le problème, par exemple, par arrêt ministériel. Dans ce cas, le préfet peut, à l'aide d'un P.I.G. (plan d'intérêt général) imposer une ISDN à Barbossi comme cela avait été prévue dans le Plan Départemental.

>> Nous craignons donc que la troisième option soit la plus probable...

Cliquer pour agrandir Schéma de principe

 

L'aménagement du site de la Glacière.

- Situé dans un vallon de roches volcaniques couvert par une couche de matériaux étanche (argile) le C.S.D.U est couvert par une membrane synthétique et une couche  de matériaux de drainage pour évacuer les lixiviats qui sont protégés par une géogrille contre l'altération de la couche drainante par les déchets.

Cliquer pour voir une autre parcelle Traitement des Déchets

 

Déchargement :

- Les déchets ménagers sont déchargés sans autre traitement sur le site. Des engins lourds (Caterpillar), spécialement équipés, entassent les déchets sur une épaisseur de 5 m . Cette épaisseur est couverte de terre

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"Destruction des odeurs"

 

Nuisances :- Le terrain du centre de stockage est entouré d'un cercle de tuyaux pour la pulvérisation de produits chimiques destructeurs d'odeurs, (dont on peut douter de l'efficacité et dont on ne connaît pas les effets secondaires !!) .

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Rassemblement des mouettes

 


- Autres nuisances graves observées, à part les odeurs très fortes, nous avons pu constater la présence des milliers de mouettes, et de rats.

Cliquer pour voir une autre parcelle
Exemple de réaménagement de site ("Jas Madame")

Réaménagement :

Le site du « Jas de Madame » arrivé à saturation en
1999, a été remplacé par le ISDND (Installation Stockage Déchets Non Dangereux) « La Glacière ». « Jas de Madame » est maintenant réaménagé et quelques arbres et arbustes ont été plantés.

Notre guide nous a expliqué que ce site produira du biogaz pendant trente ans, durée nécessaire pour la décomposition des déchets ménagers. Pendant cette période, les drains, puits, puisards, torchères, bassins de rétention des eaux, des lixiviats et autres stations techniques nécessaires à la récupérations et au traitement des biogaz et lixiviats, seront contrôlés et entretenus en permanence.

Le biogaz, production anaérobique chargée en odeurs, sont récupérés par des réseaux de tuyaux et acheminés jusqu'à six torchères pour y être brûlé. Durant notre visite seules deux des six torchères étaient en fonction !!


Le bassin de lixiviats
Traitement des eaux :Concernant le traitement des eaux, nous avons noté deux systèmes : un pour les eaux pluviales avant qu'elles ne pénètrent les déchets, l'autre pour les lixiviats, fruits des fermentations des déchets.
- Les eaux pluviales sont collectées dans un bassin, et après des contrôles, rejetées dans la nature.
- Les lixiviats sont pompés dans un autre bassin de stockage, où ils sont oxydés et traités par des produits destructeurs d'odeurs et évacués vers une station d'épuration.

Rentabilité :Aucune récupération de l'énergie de biogaz (40-55% méthane, et 30-40% CO², ) n'est pratiquée. Il y a un projet d'utiliser le potentiel énergétique avec des moteurs à gaz combiné avec un générateur électrique, et de vendre le courant à EDF.  Si on  considère que 1 tonne de déchets émet 210m3 de biogaz dans l'atmosphère et que le potentiel énergétique (1 tonne de déchets = 500 kg de charbon) n'est pas utilisé, les avantages d'un incinérateur nouvelle génération sont évidents. Avec cette technique, les déchets sont immédiatement transformés  éner gie, tous les gaz de même composition, émis par le centre de stockage, sont nettoyés, traités, et tous les composants nocifs pour l'environnement sont éliminés. Nous avons aussi posé la question des coûts à M. Bertin :
Il a estimé qu'un inci nérateur avec la capacité de remplacer « La Glacière » coûterait entre € 220 et 230 millions d'euros. Un centre de stockage de la taille de Barbossi serait estimé à € 15 – 20 Millions d'euros.
Mais les deux projets ne sont pas comparables parce qu'un incinérateur crée des bénéfices par la vente d'énergie (électricité), et peut fonctionner sans limite de temps. Il à une moins mauvaise influence pour l'environnement, contrairement à un centre de stockage qui a une capacité d'accueil limité et un frais post-exploitation pendant une période de trente ans après sa fermeture.

Avec la présence d'un C.S.D.U. à Barbossi,  le risque environnemental durera au moins 45 ans !!

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