accueil / le projet de décharge

les différents traitements des ordures ménagères

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  Dans ce chapitre nous nous proposons de détailler les différents traitements appliquables aux ordures ménagères


4 avril 2009
Un exemple de principe de gazéification qui pourrait être utilisé pour la future usine du SIVADES

>> Voir le synoptique de fonctionnement d'un centre "Enviroparks" (en anglais)

M. Maxime Coullet nous a laissé entendre à nos représentants lors de la réunion du SIVADES à Mouans Sartoux le 4 avril 2009, qu'une usine de ce type pourrait voir le jourd'ici 2012 entre Cannes et Grasse !!


 


4 décembre 2008

Bruxelles se penche sur la gestion des biodéchets

Bruxelles s'intéresse à la question des déchets alimentaires et des déchets de jardin. Les commissaires européens vont lancer une vaste consultation avant de mettre en place une meilleure gestion des dizaines de millions de tonnes de biodéchets générés chaque année par l'Union européenne.

La Commission européenne a présenté hier un document de réflexion sur la gestion des biodéchets dans l'Union européenne. Les biodéchets - déchets biodégradables de jardin, déchets de cuisine et déchets alimentaires - représentent un tiers des déchets municipaux et ont des effets importants sur l'environnement.

Lorsque les biodéchets sont mis en décharge, ils dégagent du méthane, gaz à effet de serre vingt-trois fois plus puissant que le dioxyde de carbone et contribuant dans une large mesure au changement climatique. Si la gestion des déchets dans l'Union européenne est régie par un large éventail de textes législatifs, il devrait néanmoins être possible d'améliorer encore la situation en ce qui concerne les biodéchets, qui offrent des avantages potentiels en tant que source d'énergie renouvelable et de matières recyclées.

Le livre vert présenté aujourd'hui explore les différentes possibilités existant dans le domaine de la gestion des biodéchets dans l'Union européenne et contribuera à évaluer la nécessité d'une proposition législative. Il pose en particulier la question de savoir quel est le niveau d'intervention le plus approprié (niveau européen, national ou local) et invite les personnes intéressées à fournir des éléments à l'appui de leurs observations.

Une société du recyclage

Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement, a déclaré à ce propos: «L'UE doit devenir une "société du recyclage" caractérisée par une utilisation efficace des ressources, et les biodéchets offrent de belles perspectives à cet égard. Lorsque nos ressources sont devenues des déchets, nous devons trouver un moyen pour les recycler et en faire à nouveau des ressources utiles.»

Pour le Commissaire européen en charge de l'environnement «L'énergie récupérée à partir des biodéchets sous la forme de biogaz ou d'énergie thermique contribuera à lutter contre le problème du changement climatique, tout comme un compost de qualité contribuera à améliorer dans une large mesure la qualité des sols et la biodiversité. Nous devons œuvrer avec les parties intéressées afin de nous assurer que les solutions que nous retenons en matière de gestion des déchets sont les plus bénéfiques pour l'environnement.»

75 à 100 millions de tonnes chaque année

La croissance économique dans l'Union européenne a généré des volumes croissants de déchets, entraîné la perte de matières et d'énergie, et causé des dommages environnementaux. Selon les estimations, l'UE produit chaque année entre 75 et 100 millions de tonnes de déchets alimentaires et de déchets de jardin.

La principale menace que représentent ces biodéchets est la production de méthane dans les décharges. La directive européenne concernant la mise en décharge des déchets a été adoptée pour lutter contre ce problème en établissant des principes généraux stricts relatifs à la gestion des décharges. Toutefois, la mise en décharge est encore la méthode la plus couramment utilisée pour se débarrasser des déchets municipaux dans l'UE élargie.

La gestion des biodéchets peut notamment être assurée au moyen de systèmes combinant la collecte séparée des biodéchets et le compostage ou la digestion anaérobie, le traitement biologique des biodéchets, ou encore l'incinération avec valorisation énergétique importante ou limitée. Les avantages environnementaux et économiques des différentes méthodes de traitement varient en fonction des conditions locales telles que la densité démographique, le climat et l'infrastructure.

Les politiques nationales en matière de gestion des biodéchets divergent dans une large mesure d'un État membre à l'autre, certains États membres ne prenant pratiquement aucune mesure, d'autres adoptant des politiques ambitieuses. Il faut redoubler d'efforts pour faire en sorte qu'un volume moins important de déchets aboutisse dans les décharges et que la valorisation énergétique et le recyclage gagnent en importance.

Principaux éléments du livre vert

Le livre vert donne un aperçu des méthodes actuelles de gestion des biodéchets dans l'Union européenne et examine les avantages et les inconvénients qu'elles présentent, en prenant en considération les aspects environnementaux, économiques et sociaux.

Le document examine également les effets de la réglementation existante. La gestion des biodéchets fait déjà l'objet d'un grand nombre de mesures législatives européennes et nationales, telles que l'obligation de détourner les biodéchets des décharges (directive concernant la mise en décharge des déchets), l'incitation au recyclage (nouvelle directive-cadre relative aux déchets), à l'incinération et au compostage (directive sur l'incinération des déchets, directive IPPC et règlement relatif aux sous-produits animaux), ainsi que les normes et exigences relatives aux produits (règlement concernant l’agriculture biologique, exigences relatives au label écologique communautaire pour le compost, normes nationales). La Commission examine également des mesures supplémentaires, dont des critères de «fin de la qualité de déchet» pour le compost, ainsi que des lignes directrices pour la gestion des biodéchets.

Le livre vert examine également la nécessité d'adopter une nouvelle réglementation qui contribuerait à orienter davantage de biodéchets vers le recyclage et la valorisation énergétique. Le document a pour objet de stimuler un débat entre les parties intéressées et d'aider la Commission à déterminer si de nouvelles mesures sont nécessaires à l'échelle de l'UE. La prochaine étape consistera en une analyse d'impact d'une éventuelle proposition législative, qui sera réalisée en 2009. Si elle devait se révéler justifiée, la proposition législative pourrait être adoptée en 2010.

Toutes les parties intéressées, y compris le grand public, sont invitées à faire part de leurs observations. La consultation est ouverte jusqu'au 15 mars 2009.




26 novembre 2008

La méthanisation offre une seconde vie aux déchets organiques

(Univers nature)

Technique de valorisation des déchets, la méthanisation est encore marginale en France. Reposant sur un processus de dégradation de la matière organique par des micro-organismes en milieu privé d’oxygène, celle-ci offre pourtant de multiples avantages. Intégrant tous déchets dits organiques, elle s’applique aussi bien aux rejets municipaux (déchets alimentaires, journaux, emballages, déchets verts, sous-produits de l’assainissement urbain), industriels (boues et effluents des industries agroalimentaires…) qu’agricoles (déjections animales, substrats végétaux solides…).Une fois ceux-ci récupérés, deux types de valorisation par méthanisation sont envisageables. D’un côté, ce procédé de décomposition de la matière produit du « digestat » (1), à partir duquel peut être élaboré un compost agricole utilisé pour des cultures alimentaires ou non alimentaires (selon sa composition). Outre cette application, le digestat peut également être utilisé pour combler d’anciennes décharges ou réhabiliter des sites pollués.
La seconde forme de valorisation, par méthanisation, consiste en la production d’un mélange gazeux composé de 50 à 70 % de méthane appelé « biogaz ». Source d’énergie renouvelable, il sert à la production de chaleur, d’électricité ou encore à une combinaison des deux.

Mais, la solution miracle n’existant pas, la méthanisation impose quelques contraintes d’utilisation. Propre aux déchets organiques, il est nécessaire de l’associer à un système complémentaire d’incinération ou à des centres de stockage de déchets non dangereux. D’autre part, l’écart séparant les déchets hautement dégradables de ceux dont le processus de dégénérescence est plus long implique un traitement adapté à chaque catégorie. Enfin, l’installation d’un dispositif contre d’éventuels excédents hydriques lors de la transformation doit de même être traité.

Malgré ces contraintes, la méthanisation reste une solution avantageuse, permettant de réduire le volume final de déchets tout en en tirant le meilleur parti possible. Un point de vue partagé par l’enseigne Carrefour, laquelle vient de convertir à cette technique l’un de ses magasins implanté dans la ville de Lomme, près de Lille. Le supermarché s’est en effet vu équipé d’une benne fermée de 30 m², destinée à stocker les déchets alimentaires. Une fois par semaine, celle-ci est vidée et les déchets redirigés vers un centre de transformation. Aux dires du groupe, après 6 mois de tests, alors que 75 % des déchets du magasin sont recyclés, 20 % le seraient par méthanisation. Un pourcentage qui représenterait environ 20 tonnes par mois.

A terme, Carrefour projette, dès début 2009, de faire suivre le même chemin à d’autres magasins situés dans le Nord du pays. Une volonté d’expansion freinée par la rareté des structures de méthanisation en France. D’après le Syctom (2) de l’Agglomération parisienne, la France compterait aujourd’hui trois unités de méthanisation. En fonction depuis 1988, celle basée à Amiens affiche une capacité de 86 000 tonnes par an. Elle est secondée par l’unité de méthanisation de Varennes-Jarcy en Essonne, d’une capacité estimée à 100 000 t/an et mise en service en 2002. La dernière en date est celle de la commune Le Robert en Martinique. D’une capacité de 40 000 t/an, sa mise en service remonte à 2006. D’autres projets sont d’ores et déjà à l’étude sous la direction du Syctom, dont deux unités de traitement biologique des déchets en Seine Saint-Denis.

Cécile Cassier
Schéma Sitom 93

1- Le « digestat » est « un produit humide riche en matière organique ».
2- Syndicat intercommunal de gestion des déchets réunissant 85 communes de l’agglomération parisienne.



25 novembre 2008

Recyclage des déchets : la nouvelle directive-cadre est publiée

La directive-cadre révisée relative aux déchets qui constitue le nouveau texte de référence en la matière au sein de l'UE vient d'être publiée au Journal officiel de l'Union européenne. Analyse.


Cette directive constitue le nouveau texte de référence de la politique de gestion des déchets au sein de l'Union européenne. Elle fixe de nouveaux objectifs de recyclage que les États membres devront atteindre d'ici 2020 : les déchets ménagers et assimilés devront être recyclés à 50 % et les déchets de construction et de démolition à 70 %. Elle renforce les dispositions en matière de prévention des déchets en imposant aux États membres d'élaborer des programmes nationaux de prévention ; la Commission s'est quant à elle engagée à présenter des rapports sur la prévention des déchets et à définir des objectifs en la matière. La nouvelle directive établit une « hiérarchie » à cinq niveaux entre les différentes options de gestion des déchets, selon laquelle l'option à privilégier est la prévention, suivie du réemploi, du recyclage, des autres formes de valorisation et, enfin, en dernier recours, de l'élimination sans danger. Elle clarifie un certain nombre de définitions importantes, comme celles du recyclage, de la valorisation et des déchets eux-mêmes. Elle établit notamment une distinction entre les déchets et les sous-produits et détermine à quel stade le déchet a été suffisamment valorisé – par recyclage ou autre traitement – pour ne plus être considéré comme un déchet.

La nouvelle directive rationalise également la législation communautaire en abrogeant trois directives existantes avec effet au 12 décembre 2010 : la directive-cadre 2006/12 sur les déchets, la directive 91/689 sur les déchets dangereux et la directive 75/439 sur les huiles usagées. Certaines dispositions de ces trois directives sont toutefois modifiées dès le 12 décembre 2008.

Laurent Radisson
/ Actu environnement



6 février2008

Pourquoi les villes doivent se mettre rapidement au tri sélectifs :

A J-40 du premier tour, les promesses électorales sont de mise. Les communes, en première ligne pour traiter les déchets ménagers, sont encore loin du compte. "ya urgence, car nos poubelles sont pleines !" Enquête.

Cachez ces déchets que je ne saurais voir! Pour les ôter de notre vue, les communes Françaises privilégient deux solutions: le stockage (38% des déchets) et l'incinération (43 %). Et le tri? Une peccadille. A peine 15 %, contre 41 % en Allemagne et 55 % aux Pays-Bas. Pour ce service, les villes ponctionnent environ 80 € par ménage et par an. Tout comme le poids de nos poubelles (400 kg/an et par personne), la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est en hausse (8 % par an). Normal, rétorquent les maires. La gestion des déchets coûte de plus en plus cher. Surtout lorsqu'il faut les acheminer chez le voisin. En effet, près de la moitié des communes ne peuvent plus traiter leurs propres déchets. Contraintes de fermer des décharges ou des incinérateurs non conformes aux normes environnementales, ces villes sont obligées de transporter leurs ordures dans d'autres départements. Exemple : les déchets collectés sur le territoire Issoire Brioude, dans le Puy-de-Dôme, sont traités dans l'Allier, ce qui a multiplié par cinq le coût du traitement

Enfouir, brûler...
La fuite en avant

Dans tous les cas, l'alternative demeure inchangée: enfouir ou brûler les déchets. Une tendance lourde qui ne semble pas près de s'inverser. Car, au lieu de chercher des solutions pour produire moins de déchets et développer le recyclage, de nombreux élus ont misé sur la construction de méga-incinérateurs. En plus des 134 existants, 13 supplémentaires sont en projet ou déjà sortis de terre à Tours, Tournon, Clermont-Ferrand, Cholet ou Issy-Les-Moulineaux. Ainsi, la Communauté urbaine de Marseille construit actuellement une usine à Fos-sur-Mer, capable de brûler 400 000 tonnes de déchets par an, ce qui fait bondir les nombreux opposants au projet. "La création et l'exploitation de cet incinérateur est un non-sens pour la santé humaine et l'environnement ", avancent le WWF-France et le Centre national d'information indépendante sur les déchets, deux associations engagées dans un combat juridique acharné contre cette installation. "En fonctionnant a minima il rejettera 170 tonnes de produits toxiques (plomb, mercure, acide chlorhydrique ou encore dioxines) et 280000tonnes de gaz carbonique dans l'atmosphère par an", dénoncent-ils. Le stockage aussi a ses détracteurs. Dans plus de la moitié des départements français, un ou plusieurs projets de centre d'enfouissement sont à l'étude. A Soings en-Sologne (Loir-et-Cher), une filiale du groupe Veolia a déposé un dossier pour l'ouverture d'une décharge d'une capacité de 90000 tonnes d'ordures par an. "Le Loir et-Cher n'en a pas besoin, martèle Jean-Luc Berroyer, président de l'Association Soings-en-Sologne environnement information vigilance. Les installations existantes (un incinérateur et deux grosses décharges) suffisent. La preuve? Nos capacités de traitement sont telles que nous recevons des déchets de départements voisins, dans des proportions bien supérieures à celles autorisées par la loi." Le préfet devrait trancher d'ici juin prochain. Ouvrir de nouveaux centres techniques d'enfouissement, construire des incinérateurs plus gros pour éliminer toujours plus de déchets... notre pays semble donc lancé dans une fuite en avant, critiquable à plusieurs titres.

Risques sanitaires :
Des constats inquiétants

"L'incinérateur d'ancienne génération de Lunel-Viel(Hérault), fermé il y a deux ans, n'en finit pas de faire des dégâts."Plusieurs analyses récentes montrent que les environs sont pollués et les habitants des villages riverains contaminés", lâche Jean Charpentier, président de Lunel veut vivre. La décharge d'Audenge (Gironde), fermée fin 2007, stockait 170000tonnes de déchets par an. .. à 200 mètres des premières habitations. Installé sur le sable, le centre a pollué les sols et la nappe phréatique. L'un des cours d'eau qui alimentent. Le bassin d'Arcachon voisin est fortement contaminé. Autre inquiétude. Les grosses décharges mais surtout les méga-incinérateurs constituent de véritables aspirateurs à déchets.





Leurs coûts d'étude, de construction mais aussi de fonctionnement sont très élevés. Donc, pour que l'industriel exploitant gagne de l'argent, il faut que son usine fonctionne à plein. "Les communes s'engagent souvent à fournir un tonnage minimum de déchets. Cela encourage aussi le transport en camions de détritus sur de longues distances, alourdit le coût de leur traitement et pollue!".explique Gérard Bertolini, chercheur au CNRS.

Seule solution durable :
Le tri et le recyclage

Soyons clairs : certains déchets ne sont pas récupérables et il faut donc les brûler ou les stocker. Mais il est possible de diminuer considérablement leur volume. Lors du Grenelle de l'environnement, le 20 décembre dernier, des objectifs ambitieux ont été fixés en ce sens : réduire la production d'ordures ménagères de 5 kg par habitant et par an et recycler 75 % des emballages ménagers en 2012. Pour relever ce défi, différentes stratégies ont été retenues et notamment la redevance incitative. Il s'agit de calculer la taxe d'ordures ménagères en fonction du poids par poubelle. Ce système, effectif depuis 1999 dans la Communauté de communes de la Porte d'Alsace (Haut-Rhin), a permis de diviser par quatre la part de déchets non recyclés, mais cette solution n'est pas adaptables à toutes les communes, notamment les communes touristiques. Pour alléger le poids des poubelles, Saint-Philbert-de-Bouaine, en Vendée, récupère les déchets organiques (épluchures, restes de repas ...) pour en faire du compost. Ils représentent environ un quart du volume total des déchets d'un ménage. « Nous avons créé un centre de compostage collectif où les habitants déposent leurs déchets de cuisine », explique Jean-Pierre Morisseau, conseiller municipal. Et ça marche! Dans cette commune, le poids annuel des ordures non recyclées est ramené à 130 kg" par habitant et la taxe à 60euros! 48 millions de Français déclarent trier leurs poubelles. Ces deux mesures simples, si elles se généralisaient, pousseraient certainement plus de ménages encore à séparer leurs déchets. Trier plus pour payer et polluer moins, en voilà un bel argument électoral. •
Isabelle Laffens-Gentieux
En France, moyenne, sur400kgde déchets par habitant et par an, 81 % ne sont pas recyclés, soit 324 kg.

D'après Isabelle Laffens-Gentieux



10 janvier 2008

Nouvelle technique de transformation des déchets en combustibles :

........... Et ... pourquoi pas dans les Alpes-Maritimes ??

Les déchets comme nouvelle source d'énergie, économique et propre, à portée de main et parfaitement intégrée dans les procédures industrielles actuelles. C'est la promesse de la nouvelle technologie mise au point dans un hangar à la porte de Brescia, qui permet de transformer une vaste gamme de déchets (du plastique aux résidus non ferreux des voitures) en une huile combustible capable de fournir plus d'énergie que le gasoil normal.
Avec une tonne de plastique, il est possible de récupérer en quelques heures jusqu'à 850 litres d'huile synthétique avec lesquels on alimente -sans raffinage préalable- les moteurs diesel ou les turbines, et plus de 100 kilos de gaz, parmi lesquels le méthane et le propane. Les coûts de production sont de 3% par rapport au produit final.

D'ici au mois de mars, à Campone, dans la province de Pavie, une usine pour usage agricole, avec un débit de 250 litres par heure, sera mise en route. Avec 1 litre d'huile combustible pouvant produire environ 5KW, la production sera capable de satisfaire les besoins d'une entreprise moyenne. Le système est amplement adaptable à de petites usines, ainsi qu'aux grands centres de plusieurs Mégawatts une fois branchés en série à différentes puissances.

"Entre juin et juillet dernier -explique Carlo Pelanda, président de Vuzeta- la société Ansaldo Energia, qui fait partie du groupe Finmeccanica, a réalisé des tests sur l'usine expérimentale de Brescia et les résultats sont restés positifs". La semaine dernière, les sommets entre Vuzeta et Ansaldo Energia se sont déroulés à Gênes pour étudier une future collaboration, aussi bien technologique, industrielle que commerciale. L'innovation, qui a déjà reçu 900 mille euros de financement de la part de la région Lombardie et qui a vu également l'investissement d'environ sept millions d'euros de la part de 30 sociétés, est le fruit de l'enthousiasme et de la persévérance du modénais Villiam Storchi et des fortes compétences de chimie et de mécanique que le district de Brescia a développé pour le secteur de l'armement.

"Du point de vue chimique, il s'agit d'une liquéfaction, une propriété de la souche de la pyrolyse, qui produit le réarrangement des liens moléculaires entre les atomes de carbone, hydrogène et oxygène, en transformant un matériau pauvre en hydrocarbure à haut pouvoir calorifique - explique Giuseppe Zanoni, chimiste de l'Université de Pavie- mais grâce à l'utilisation de catalyseurs et du design particulier, au lieu de survenir à une température de 600-1000 degrés Celcius, les réactions apparaissent à 350 degrés à peine, avec de nombreux avantages, tant d'un point de vue énergétique qu'environnemental".

Pour les prochaines années, la VuZeta prévoit le démarrage de 6 à 8 usines de grandes dimensions, avec un débit de 1000 litres par heure en Italie et dans le reste du monde, comme au Canada, Brésil, Etats-Unis à travers des accords de collaboration au développement. Le groupe de Brescia a déjà envoyé les procédures pour plusieurs brevets et expérimente l'usage de nanocatalyseurs, mais les prospectives du marché ne sont pas sans risques : d'abord, la reconnaissance de la part des normatives de ces nouveaux combustibles synthétiques, ensuite, à moyen terme, la concurrence asiatique, certainement intéressée à reproduire le système à travers le reverse-engineering, vu ses grandes demandes énergétiques.

"Notre objectif est de maintenir une avance d'au moins 3 ans sur le temps de la recherche et du développement sur la concurrence des 6 premières années - observe Pelanda, de manière à marquer son terrain sur le marché. Pour cela, nous nous tournons vers les pays comme le Brésil, avec une importante disponibilité en matière première agricole, permettant une rapide expansion".



Torche à plasma

25 novembre 2007

"La population ne veut plus de décharges et rejette les incinérateurs" :

une autre solution existe maintenant et vient d'être mise en service dans le département des Landes : pourquoi cette solution ne pourraît-elle pas être envisagée dans les Alpes Maritimes ??

La SDEMNE consciente des difficultés à trouver une solution pour le traitement des ordures ménagère dans notre département surveille l'évolution des technologies et leurs applications dans les autres régions.

 

Europlasma est en train de développer à Morcenx une unité de gazéification de 150t/jour de refus de tri issus des ordures ménagères et des déchets industriels non dangereux. L'usine génèrera 12MW d'électricité qui sera revendu sur le réseau. 

Ce principe tant maintenent à se développer car la haute température de la combustion (celle du plasma du soleil) permet de gazéifier une partie du combustible dans une atmosphère pauvre en oxygène, pour servir ensuite de combustible, le reste est vitrifié. Il s'applique à la destruction de toutes sortes de déchets et notamment de ceux issus des ordures ménagères non recyclables.

Plusieurs sociétés développent cette méthode dans le monde, EUROPLASMA semble être la première à mettre en service une unité en France, vous trouverez dans le document joint un extrait des explications détaillées.



20 septembre 2007
Lille inaugure aujourd'hui un site de biogaz-carburant "unique en Europe",
d'après l'article de

" Lille Métropole inaugure aujourd'hui un site unique en France, et dans ses dimensions unique en Europe. En transformant les épluchures et autres papiers gras en biogaz, le Centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin approvisionnera en carburant « propre » une centaine de bus de la Communauté urbaine lilloise (CUDL)..

108.600 tonnes de biodéchets traités

Un quart de des ordures ménagères sont des biodéchets : tontes de gazon, tailles de haies, fleurs fanées, épluchures… Collectés au porte à porte ou dans les déchetteries, tous ces déchets se décomposent naturellement et peuvent donc se transformer en un compost utilisable notamment dans l'agriculture mais également en biogaz. A terme, ce sont près de 108.600 tonnes de biodéchets qui devraient être transformées en 34.000 tonnes de compost et 4 millions de m3 de biogaz-carburant, l'équivalent de 4 millions de litres de diesel, soit la consommation annuelle de 100 bus.

Cette unité permettra donc de produire du compost, mais aussi de récupérer les gaz de fermentation, en laissant les déchets se décomposer dans une enceinte close privée d'oxygène. Le gaz méthane récupéré serait alors transformé en vapeur, en électricité ou en carburant capable d'alimenter les bus urbains. A terme le CVO de Sequedin centralisera les déchets ménagers de la partie sud de la métropole avant de les envoyer à Halluin. A l'inverse, le site d'Halluin récupèrera les déchets de jardin de la partie nord de la métropole pour les envoyer se faire traiter à Sequedin.

Construit sur un site de 55.000 m2, le CVO doit débuter à approvisionner les bus fin 2007 et devrait être complètement opérationnel fin 2008.

En face du centre de biométhanisation, un dépôt de 150 bus attendra leur approvisionnement direct en biogaz, et gaz naturel, pour un prix de revient kilométrique équivalent à celui du gasoil, beaucoup plus polluant. Le CVO, qui emploie 40 salariés, a également été aménagé pour transférer les déchets incinérables par voie navigable vers le centre de valorisation énergétique d'Halluin (Nord), qui produit chaque année l'équivalent de la consommation en électricité de 30.000 foyers.

"Unique en Europe"

Seul site en France à produire du biogaz-carburant, le CVO est "une réalisation unique en Europe" par sa capacité de traitement et ses infrastructures conçues en Haute Qualité Environnementale (HQE), souligne la Communauté urbaine, présidée par Pierre Mauroy, qui doit inaugurera l'équipement aujourd'hui. Le projet représente un investissement global de 75 millions d'euros. Afin d'alimenter le CVO, ce sont près de 650.000 habitants lillois sur le 1,1 million de Lille Métropole, qui sont invités à trier leurs biodéchets : épluchures, fleurs, essuie-tout, papiers gras, mouchoirs en papier, etc.

Le Centre de Valorisation Organique de Sequedin présente l'un des sites pilotes du projet européen Biogasmax. Le CVO participe ainsi à l'évaluation des impacts économiques et environnementaux de l'utilisation du biogaz-carburant dans les transports publiques.
"


Luc Valaize

Incinération : la seconde source d'énergie renouvelable en France

Par Luc Valaize, directeur général du groupe TIRU, filiale du groupe EDF spécialisée dans la valorisation énergétique des déchets ménagers sous forme d'électricité et de chauffage.

« Il y a vraiment la place pour tous les modes de traitement. Dans votre poubelle, il y a une partie qu’il faut à tout prix recycler. Il faut recycler au maximum. Ensuite, il y a une partie qui peut fermenter. Celle-là, il faut, si possible, en faire du biogaz quand on a de la méthanisation. Mais après, il reste au moins 50 % de votre poubelle. Ces 50 %, ce serait une erreur économique et écologique de les mettre directement en décharge. L’incinération permet de créer de l’énergie verte, de chauffer des logements, de faire de l’électricité. En France, loin devant le solaire et au coude-à-coude avec l’éolien, c’est la seconde source d’énergie renouvelable en France. »

Tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que les énergies renouvelables sont une partie de la solution au problème de pénurie d'énergies. Avec une production annuelle d'énergie équivalant à 7 millions de barils de pétrole, en France, l'incinération des déchets ménagers constitue une source majeure d'énergie renouvelable au même titre que l'hydraulique, l'éolien et le solaire.

Mais l'incinération ne s'arrête pas là. Quand l'hydraulique brasse de l'eau, quand l'éolien remue de l'air et quand le solaire absorbe de la lumière, l'incinération diminue le volume de nos déchets. Chaque année en plus de produire de l'énergie renouvelable, l'incinération traite 13 millions de tonnes de déchets ménagers, ce qui en fait l'un des premiers créateurs d'énergie verte en France.

Ce n'est pas seulement la voix d'un groupe ou d‘une entreprise, c'est la voix d'une énergie. 123, c'est le nombre d'incinérateurs que compte la France en 2007. Des sites indispensables à la production d'énergie renouvelable mais dont le développement fait débat.

Aujourd'hui, au même titre que les centrales hydrauliques, les champs d'éoliennes ou les fermes solaires, chaque nouveau projet d'incinérateur est remis en cause.

Des sources d'énergies renouvelables différentes, mais un problème commun : nous voudrions arrêter le développement sans arrêter la croissance, stopper la construction de nouveaux sites, sans freiner la production d'énergie…

Devant de telles contradictions, remettons les choses au clair. La valorisation énergétique issue de l'incinération de nos déchets éclaire chaque année plus d'1 million de personnes et en chauffe plus de 4 millions. L'incinération réduit, à 90 %, le volume de nos déchets ménagers, éliminant, du même coup, tous risques bactériologiques.

L'incinération dégage du dioxyde de carbone comme toute activité industrielle thermique mais seuls 50% proviennent de la combustion de ressources fossiles comme le plastique. Les autres 50% sont issues de la biomasse contenue dans nos déchets ménagers. En produisant de l'énergie verte, l'incinération a donc un impact favorable sur le problème crucial du réchauffement climatique.

L'ensemble des 123 incinérateurs français produit 2 fois moins de dioxines que les feux domestiques. Les dernières études reconnues par la communauté scientifique ont confirmé la pertinence des seuils réglementaires et garantissent une absence de risque pour la santé des personnes vivant autour des incinérateurs. Ces quelques faits et chiffres le montrent bien, l'incinération tient une place à part entière dans les énergies renouvelables, au centre d'un développement industriel responsable.

Alors, interrogeons-nous une dernière fois ! Que ferions-nous sans l'incinération ? Qu'adviendrait-il de ces millions de tonnes de déchets ? Que se passerait-il si nous décidions d'arrêter aujourd'hui tout nouveau projet d'incinérateur en France ?

C'est en réponse à toutes ces questions que nous l'affirmons aujourd'hui d'une seule voix : « Dire oui à l'incinération des déchets ménagers, c'est dire oui à un développement durable et responsable. »


Pourquoi choisir le traitement thermique des déchets ?, d'après l'étude de Von Roll Inova

Notre environnement mérite la meilleure solution possible au problème des déchets. Le traitement thermique est considéré aujourd’hui comme le procédé le plus sûr écologiquement pour assurer l’élimination et la valorisation des déchets. Les températures élevées permettent d’éliminer en toute sécurité les polluants et germes, tout en récupérant et valorisant l’énergie générée en cours de traitement. Un procédé de traitement hautement efficient et optimisé pour une réduction maximale des polluants.

Le traitement thermique des déchets constitue aujourd'hui un élément indispensable d'une politique de l’environnement durable. A ce titre, il figure dans toutes les législations, prescriptions et recommandations nationales et internationales. Les technologies fiables et ultramodernes (de Von Roll Inova) permettent de satisfaire aux normes les plus strictes. Pour protéger notre environnement et les générations futures. >>> lire la suite



Lire l'étude (25 pages)

21 mai 2007

Les incinérateurs sont-ils toujours polluants ? Le Ministère de la Santé avec l'afssa et l'Institut de veille sanitaire ont réalisé une étude ...

... dont la conclusion est qu' ...."on ne distingue pas globalement une différence d’imprégnation par les dioxines et les PCB entre les riverains d’UIOM et les résidents non soumis à une source connue de dioxines.
En revanche, l’étude réalisée auprès des auto-consommateurs montre l’influence de la consommation de produits locaux tels que les produits laitiers, les œufs et les lipides animaux. Il est toutefois important de souligner que pour les UIOM récentes, il n’y a pas de réelles différences d’imprégnation parmi les auto-consommateurs entre les riverains de l’UIOM et les populations témoins non exposées.

Par ailleurs, la moyenne des teneurs sériques françaises de dioxines se situe dans la moyenne des valeurs européennes, et même parmi les plus faibles en comparaison à des études moins récentes, en raison notamment de la décroissance de l’exposition aux dioxines des populations européennes.
Les résultats de cette étude montrent une grande cohérence avec ce qui est connu dans les travaux scientifiques internationaux. Il n'a pas été mis en évidence de contamination par inhalation, par les dioxines et les PCB, des riverains des incinérateurs."

>>>lire l'étude complète (25 pages )


Lire l'étude (28 pages)


Quelles sont les normes à respecter par une UIOM (incinérateur)?

La réglementation fixe depuis le début des années 1990 (arrêté ministériel du 25 janvier 1991) des conditions de moyens pour limiter les émissions de dioxines (notamment en matière de conditions de combustion, de traitement des gaz issus de l’incinération qui doivent être portés à 850°C pendant 2 secondes). En revanche, l’arrêté ministériel ne fixe pas d’obligations de résultats (valeur limite à l’émission) pour les dioxines. L’application de ce texte a entraîné une diminution importante des émissions de dioxines. La circulaire du 24 février 1997 demande de fixer une valeur limite de 0,1 ng I-TEQOTAN/m3 (voir question n°51) pour les nouvelles usines d’incinération. Il s’agissait d’anticiper un changement probable de la réglementation communautaire. Cette valeur s’appliquait déjà aux usines d’incinération de déchets dangereux. La directive européenne du 4 décembre 2000 reprend cette valeur limite pour toutes les usines d’incinération. Au 28 décembre 2005, l’ensemble des usines d’incinération devra respecter cette valeur limite. Ce texte prévoit notamment des mesures de dioxines à l’émission deux fois par an et un programme de suivi de l’impact de l’installation dans l’environnement, au moins pour les dioxines et les métaux lourds. Dans l’attente, la circulaire du 9 octobre 2002 demande de réaliser une fois par an une mesure de dioxines à l’émission de chaque four d’incinération, indépendamment de sa capacité et, dès lors que le flux total annuel de dioxines émis dépasse 0,5 g, des mesures dans l’environnement.

Une UIOM (incinérateur) respectant les normes ne pollue-t-elle pas ?

Dans l’état actuel des connaissances, il semble que l’impact d’une telle usine soit très faible. Le suivi dans l’environnement réalisé autour des usines en fonctionnement montre que quand une usine respecte les dispositions de l’arrêté ministériel du 25 janvier 1991, la teneur en dioxines mesurée dans le lait à proximité de cette unité correspond à la moyenne de ce qui est mesuré, en l’absence de sources ponctuelles.

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