le projet de décharge

les différents traitements des ordures ménagères

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  Dans ce chapitre nous nous proposons de détailler les différents traitements appliquables aux ordures ménagères


6 février2008

Pourquoi les villes doivent se mettre rapidement au tri sélectifs :

A J-40 du premier tour, les promesses électorales sont de mise. Les communes, en première ligne pour traiter les déchets ménagers, sont encore loin du compte. "ya urgence, car nos poubelles sont pleines !" Enquête.

Cachez ces déchets que je ne saurais voir! Pour les ôter de notre vue, les communes Françaises privilégient deux solutions: le stockage (38% des déchets) et l'incinération (43 %). Et le tri? Une peccadille. A peine 15 %, contre 41 % en Allemagne et 55 % aux Pays-Bas. Pour ce service, les villes ponctionnent environ 80 € par ménage et par an. Tout comme le poids de nos poubelles (400 kg/an et par personne), la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est en hausse (8 % par an). Normal, rétorquent les maires. La gestion des déchets coûte de plus en plus cher. Surtout lorsqu'il faut les acheminer chez le voisin. En effet, près de la moitié des communes ne peuvent plus traiter leurs propres déchets. Contraintes de fermer des décharges ou des incinérateurs non conformes aux normes environnementales, ces villes sont obligées de transporter leurs ordures dans d'autres départements. Exemple : les déchets collectés sur le territoire Issoire Brioude, dans le Puy-de-Dôme, sont traités dans l'Allier, ce qui a multiplié par cinq le coût du traitement

Enfouir, brûler...
La fuite en avant

Dans tous les cas, l'alternative demeure inchangée: enfouir ou brûler les déchets. Une tendance lourde qui ne semble pas près de s'inverser. Car, au lieu de chercher des solutions pour produire moins de déchets et développer le recyclage, de nombreux élus ont misé sur la construction de méga-incinérateurs. En plus des 134 existants, 13 supplémentaires sont en projet ou déjà sortis de terre à Tours, Tournon, Clermont-Ferrand, Cholet ou Issy-Les-Moulineaux. Ainsi, la Communauté urbaine de Marseille construit actuellement une usine à Fos-sur-Mer, capable de brûler 400 000 tonnes de déchets par an, ce qui fait bondir les nombreux opposants au projet. "La création et l'exploitation de cet incinérateur est un non-sens pour la santé humaine et l'environnement ", avancent le WWF-France et le Centre national d'information indépendante sur les déchets, deux associations engagées dans un combat juridique acharné contre cette installation. "En fonctionnant a minima il rejettera 170 tonnes de produits toxiques (plomb, mercure, acide chlorhydrique ou encore dioxines) et 280000tonnes de gaz carbonique dans l'atmosphère par an", dénoncent-ils. Le stockage aussi a ses détracteurs. Dans plus de la moitié des départements français, un ou plusieurs projets de centre d'enfouissement sont à l'étude. A Soings en-Sologne (Loir-et-Cher), une filiale du groupe Veolia a déposé un dossier pour l'ouverture d'une décharge d'une capacité de 90000 tonnes d'ordures par an. "Le Loir et-Cher n'en a pas besoin, martèle Jean-Luc Berroyer, président de l'Association Soings-en-Sologne environnement information vigilance. Les installations existantes (un incinérateur et deux grosses décharges) suffisent. La preuve? Nos capacités de traitement sont telles que nous recevons des déchets de départements voisins, dans des proportions bien supérieures à celles autorisées par la loi." Le préfet devrait trancher d'ici juin prochain. Ouvrir de nouveaux centres techniques d'enfouissement, construire des incinérateurs plus gros pour éliminer toujours plus de déchets... notre pays semble donc lancé dans une fuite en avant, critiquable à plusieurs titres.

Risques sanitaires :
Des constats inquiétants

"L'incinérateur d'ancienne génération de Lunel-Viel(Hérault), fermé il y a deux ans, n'en finit pas de faire des dégâts."Plusieurs analyses récentes montrent que les environs sont pollués et les habitants des villages riverains contaminés", lâche Jean Charpentier, président de Lunel veut vivre. La décharge d'Audenge (Gironde), fermée fin 2007, stockait 170000tonnes de déchets par an. .. à 200 mètres des premières habitations. Installé sur le sable, le centre a pollué les sols et la nappe phréatique. L'un des cours d'eau qui alimentent. Le bassin d'Arcachon voisin est fortement contaminé. Autre inquiétude. Les grosses décharges mais surtout les méga-incinérateurs constituent de véritables aspirateurs à déchets.





Leurs coûts d'étude, de construction mais aussi de fonctionnement sont très élevés. Donc, pour que l'industriel exploitant gagne de l'argent, il faut que son usine fonctionne à plein. "Les communes s'engagent souvent à fournir un tonnage minimum de déchets. Cela encourage aussi le transport en camions de détritus sur de longues distances, alourdit le coût de leur traitement et pollue!".explique Gérard Bertolini, chercheur au CNRS.

Seule solution durable :
Le tri et le recyclage

Soyons clairs : certains déchets ne sont pas récupérables et il faut donc les brûler ou les stocker. Mais il est possible de diminuer considérablement leur volume. Lors du Grenelle de l'environnement, le 20 décembre dernier, des objectifs ambitieux ont été fixés en ce sens : réduire la production d'ordures ménagères de 5 kg par habitant et par an et recycler 75 % des emballages ménagers en 2012. Pour relever ce défi, différentes stratégies ont été retenues et notamment la redevance incitative. Il s'agit de calculer la taxe d'ordures ménagères en fonction du poids par poubelle. Ce système, effectif depuis 1999 dans la Communauté de communes de la Porte d'Alsace (Haut-Rhin), a permis de diviser par quatre la part de déchets non recyclés, mais cette solution n'est pas adaptables à toutes les communes, notamment les communes touristiques. Pour alléger le poids des poubelles, Saint-Philbert-de-Bouaine, en Vendée, récupère les déchets organiques (épluchures, restes de repas ...) pour en faire du compost. Ils représentent environ un quart du volume total des déchets d'un ménage. « Nous avons créé un centre de compostage collectif où les habitants déposent leurs déchets de cuisine », explique Jean-Pierre Morisseau, conseiller municipal. Et ça marche! Dans cette commune, le poids annuel des ordures non recyclées est ramené à 130 kg" par habitant et la taxe à 60euros! 48 millions de Français déclarent trier leurs poubelles. Ces deux mesures simples, si elles se généralisaient, pousseraient certainement plus de ménages encore à séparer leurs déchets. Trier plus pour payer et polluer moins, en voilà un bel argument électoral. •
Isabelle Laffens-Gentieux
En France, moyenne, sur400kgde déchets par habitant et par an, 81 % ne sont pas recyclés, soit 324 kg.

D'après Isabelle Laffens-Gentieux



10 janvier 2008

Nouvelle technique de transformation des déchets en combustibles :

........... Et ... pourquoi pas dans les Alpes-Maritimes ??

Les déchets comme nouvelle source d'énergie, économique et propre, à portée de main et parfaitement intégrée dans les procédures industrielles actuelles. C'est la promesse de la nouvelle technologie mise au point dans un hangar à la porte de Brescia, qui permet de transformer une vaste gamme de déchets (du plastique aux résidus non ferreux des voitures) en une huile combustible capable de fournir plus d'énergie que le gasoil normal.
Avec une tonne de plastique, il est possible de récupérer en quelques heures jusqu'à 850 litres d'huile synthétique avec lesquels on alimente -sans raffinage préalable- les moteurs diesel ou les turbines, et plus de 100 kilos de gaz, parmi lesquels le méthane et le propane. Les coûts de production sont de 3% par rapport au produit final.

D'ici au mois de mars, à Campone, dans la province de Pavie, une usine pour usage agricole, avec un débit de 250 litres par heure, sera mise en route. Avec 1 litre d'huile combustible pouvant produire environ 5KW, la production sera capable de satisfaire les besoins d'une entreprise moyenne. Le système est amplement adaptable à de petites usines, ainsi qu'aux grands centres de plusieurs Mégawatts une fois branchés en série à différentes puissances.

"Entre juin et juillet dernier -explique Carlo Pelanda, président de Vuzeta- la société Ansaldo Energia, qui fait partie du groupe Finmeccanica, a réalisé des tests sur l'usine expérimentale de Brescia et les résultats sont restés positifs". La semaine dernière, les sommets entre Vuzeta et Ansaldo Energia se sont déroulés à Gênes pour étudier une future collaboration, aussi bien technologique, industrielle que commerciale. L'innovation, qui a déjà reçu 900 mille euros de financement de la part de la région Lombardie et qui a vu également l'investissement d'environ sept millions d'euros de la part de 30 sociétés, est le fruit de l'enthousiasme et de la persévérance du modénais Villiam Storchi et des fortes compétences de chimie et de mécanique que le district de Brescia a développé pour le secteur de l'armement.

"Du point de vue chimique, il s'agit d'une liquéfaction, une propriété de la souche de la pyrolyse, qui produit le réarrangement des liens moléculaires entre les atomes de carbone, hydrogène et oxygène, en transformant un matériau pauvre en hydrocarbure à haut pouvoir calorifique - explique Giuseppe Zanoni, chimiste de l'Université de Pavie- mais grâce à l'utilisation de catalyseurs et du design particulier, au lieu de survenir à une température de 600-1000 degrés Celcius, les réactions apparaissent à 350 degrés à peine, avec de nombreux avantages, tant d'un point de vue énergétique qu'environnemental".

Pour les prochaines années, la VuZeta prévoit le démarrage de 6 à 8 usines de grandes dimensions, avec un débit de 1000 litres par heure en Italie et dans le reste du monde, comme au Canada, Brésil, Etats-Unis à travers des accords de collaboration au développement. Le groupe de Brescia a déjà envoyé les procédures pour plusieurs brevets et expérimente l'usage de nanocatalyseurs, mais les prospectives du marché ne sont pas sans risques : d'abord, la reconnaissance de la part des normatives de ces nouveaux combustibles synthétiques, ensuite, à moyen terme, la concurrence asiatique, certainement intéressée à reproduire le système à travers le reverse-engineering, vu ses grandes demandes énergétiques.

"Notre objectif est de maintenir une avance d'au moins 3 ans sur le temps de la recherche et du développement sur la concurrence des 6 premières années - observe Pelanda, de manière à marquer son terrain sur le marché. Pour cela, nous nous tournons vers les pays comme le Brésil, avec une importante disponibilité en matière première agricole, permettant une rapide expansion".



Torche à plasma

25 novembre 2007

"La population ne veut plus de décharges et rejette les incinérateurs" :

une autre solution existe maintenant et vient d'être mise en service dans le département des Landes : pourquoi cette solution ne pourraît-elle pas être envisagée dans les Alpes Maritimes ??

La SDEMNE consciente des difficultés à trouver une solution pour le traitement des ordures ménagère dans notre département surveille l'évolution des technologies et leurs applications dans les autres régions.

 

Europlasma est en train de développer à Morcenx une unité de gazéification de 150t/jour de refus de tri issus des ordures ménagères et des déchets industriels non dangereux. L'usine génèrera 12MW d'électricité qui sera revendu sur le réseau. 

Ce principe tant maintenent à se développer car la haute température de la combustion (celle du plasma du soleil) permet de gazéifier une partie du combustible dans une atmosphère pauvre en oxygène, pour servir ensuite de combustible, le reste est vitrifié. Il s'applique à la destruction de toutes sortes de déchets et notamment de ceux issus des ordures ménagères non recyclables.

Plusieurs sociétés développent cette méthode dans le monde, EUROPLASMA semble être la première à mettre en service une unité en France, vous trouverez dans le document joint un extrait des explications détaillées.



20 septembre 2007
Lille inaugure aujourd'hui un site de biogaz-carburant "unique en Europe",
d'après l'article de

" Lille Métropole inaugure aujourd'hui un site unique en France, et dans ses dimensions unique en Europe. En transformant les épluchures et autres papiers gras en biogaz, le Centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin approvisionnera en carburant « propre » une centaine de bus de la Communauté urbaine lilloise (CUDL)..

108.600 tonnes de biodéchets traités

Un quart de des ordures ménagères sont des biodéchets : tontes de gazon, tailles de haies, fleurs fanées, épluchures… Collectés au porte à porte ou dans les déchetteries, tous ces déchets se décomposent naturellement et peuvent donc se transformer en un compost utilisable notamment dans l'agriculture mais également en biogaz. A terme, ce sont près de 108.600 tonnes de biodéchets qui devraient être transformées en 34.000 tonnes de compost et 4 millions de m3 de biogaz-carburant, l'équivalent de 4 millions de litres de diesel, soit la consommation annuelle de 100 bus.

Cette unité permettra donc de produire du compost, mais aussi de récupérer les gaz de fermentation, en laissant les déchets se décomposer dans une enceinte close privée d'oxygène. Le gaz méthane récupéré serait alors transformé en vapeur, en électricité ou en carburant capable d'alimenter les bus urbains. A terme le CVO de Sequedin centralisera les déchets ménagers de la partie sud de la métropole avant de les envoyer à Halluin. A l'inverse, le site d'Halluin récupèrera les déchets de jardin de la partie nord de la métropole pour les envoyer se faire traiter à Sequedin.

Construit sur un site de 55.000 m2, le CVO doit débuter à approvisionner les bus fin 2007 et devrait être complètement opérationnel fin 2008.

En face du centre de biométhanisation, un dépôt de 150 bus attendra leur approvisionnement direct en biogaz, et gaz naturel, pour un prix de revient kilométrique équivalent à celui du gasoil, beaucoup plus polluant. Le CVO, qui emploie 40 salariés, a également été aménagé pour transférer les déchets incinérables par voie navigable vers le centre de valorisation énergétique d'Halluin (Nord), qui produit chaque année l'équivalent de la consommation en électricité de 30.000 foyers.

"Unique en Europe"

Seul site en France à produire du biogaz-carburant, le CVO est "une réalisation unique en Europe" par sa capacité de traitement et ses infrastructures conçues en Haute Qualité Environnementale (HQE), souligne la Communauté urbaine, présidée par Pierre Mauroy, qui doit inaugurera l'équipement aujourd'hui. Le projet représente un investissement global de 75 millions d'euros. Afin d'alimenter le CVO, ce sont près de 650.000 habitants lillois sur le 1,1 million de Lille Métropole, qui sont invités à trier leurs biodéchets : épluchures, fleurs, essuie-tout, papiers gras, mouchoirs en papier, etc.

Le Centre de Valorisation Organique de Sequedin présente l'un des sites pilotes du projet européen Biogasmax. Le CVO participe ainsi à l'évaluation des impacts économiques et environnementaux de l'utilisation du biogaz-carburant dans les transports publiques.
"


Luc Valaize

Incinération : la seconde source d'énergie renouvelable en France

Par Luc Valaize, directeur général du groupe TIRU, filiale du groupe EDF spécialisée dans la valorisation énergétique des déchets ménagers sous forme d'électricité et de chauffage.

« Il y a vraiment la place pour tous les modes de traitement. Dans votre poubelle, il y a une partie qu’il faut à tout prix recycler. Il faut recycler au maximum. Ensuite, il y a une partie qui peut fermenter. Celle-là, il faut, si possible, en faire du biogaz quand on a de la méthanisation. Mais après, il reste au moins 50 % de votre poubelle. Ces 50 %, ce serait une erreur économique et écologique de les mettre directement en décharge. L’incinération permet de créer de l’énergie verte, de chauffer des logements, de faire de l’électricité. En France, loin devant le solaire et au coude-à-coude avec l’éolien, c’est la seconde source d’énergie renouvelable en France. »

Tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que les énergies renouvelables sont une partie de la solution au problème de pénurie d'énergies. Avec une production annuelle d'énergie équivalant à 7 millions de barils de pétrole, en France, l'incinération des déchets ménagers constitue une source majeure d'énergie renouvelable au même titre que l'hydraulique, l'éolien et le solaire.

Mais l'incinération ne s'arrête pas là. Quand l'hydraulique brasse de l'eau, quand l'éolien remue de l'air et quand le solaire absorbe de la lumière, l'incinération diminue le volume de nos déchets. Chaque année en plus de produire de l'énergie renouvelable, l'incinération traite 13 millions de tonnes de déchets ménagers, ce qui en fait l'un des premiers créateurs d'énergie verte en France.

Ce n'est pas seulement la voix d'un groupe ou d‘une entreprise, c'est la voix d'une énergie. 123, c'est le nombre d'incinérateurs que compte la France en 2007. Des sites indispensables à la production d'énergie renouvelable mais dont le développement fait débat.

Aujourd'hui, au même titre que les centrales hydrauliques, les champs d'éoliennes ou les fermes solaires, chaque nouveau projet d'incinérateur est remis en cause.

Des sources d'énergies renouvelables différentes, mais un problème commun : nous voudrions arrêter le développement sans arrêter la croissance, stopper la construction de nouveaux sites, sans freiner la production d'énergie…

Devant de telles contradictions, remettons les choses au clair. La valorisation énergétique issue de l'incinération de nos déchets éclaire chaque année plus d'1 million de personnes et en chauffe plus de 4 millions. L'incinération réduit, à 90 %, le volume de nos déchets ménagers, éliminant, du même coup, tous risques bactériologiques.

L'incinération dégage du dioxyde de carbone comme toute activité industrielle thermique mais seuls 50% proviennent de la combustion de ressources fossiles comme le plastique. Les autres 50% sont issues de la biomasse contenue dans nos déchets ménagers. En produisant de l'énergie verte, l'incinération a donc un impact favorable sur le problème crucial du réchauffement climatique.

L'ensemble des 123 incinérateurs français produit 2 fois moins de dioxines que les feux domestiques. Les dernières études reconnues par la communauté scientifique ont confirmé la pertinence des seuils réglementaires et garantissent une absence de risque pour la santé des personnes vivant autour des incinérateurs. Ces quelques faits et chiffres le montrent bien, l'incinération tient une place à part entière dans les énergies renouvelables, au centre d'un développement industriel responsable.

Alors, interrogeons-nous une dernière fois ! Que ferions-nous sans l'incinération ? Qu'adviendrait-il de ces millions de tonnes de déchets ? Que se passerait-il si nous décidions d'arrêter aujourd'hui tout nouveau projet d'incinérateur en France ?

C'est en réponse à toutes ces questions que nous l'affirmons aujourd'hui d'une seule voix : « Dire oui à l'incinération des déchets ménagers, c'est dire oui à un développement durable et responsable. »


Pourquoi choisir le traitement thermique des déchets ?, d'après l'étude de Von Roll Inova

Notre environnement mérite la meilleure solution possible au problème des déchets. Le traitement thermique est considéré aujourd’hui comme le procédé le plus sûr écologiquement pour assurer l’élimination et la valorisation des déchets. Les températures élevées permettent d’éliminer en toute sécurité les polluants et germes, tout en récupérant et valorisant l’énergie générée en cours de traitement. Un procédé de traitement hautement efficient et optimisé pour une réduction maximale des polluants.

Le traitement thermique des déchets constitue aujourd'hui un élément indispensable d'une politique de l’environnement durable. A ce titre, il figure dans toutes les législations, prescriptions et recommandations nationales et internationales. Les technologies fiables et ultramodernes (de Von Roll Inova) permettent de satisfaire aux normes les plus strictes. Pour protéger notre environnement et les générations futures. >>> lire la suite



Lire l'étude (25 pages)

21 mai 2007

Les incinérateurs sont-ils toujours polluants ? Le Ministère de la Santé avec l'afssa et l'Institut de veille sanitaire ont réalisé une étude ...

... dont la conclusion est qu' ...."on ne distingue pas globalement une différence d’imprégnation par les dioxines et les PCB entre les riverains d’UIOM et les résidents non soumis à une source connue de dioxines.
En revanche, l’étude réalisée auprès des auto-consommateurs montre l’influence de la consommation de produits locaux tels que les produits laitiers, les œufs et les lipides animaux. Il est toutefois important de souligner que pour les UIOM récentes, il n’y a pas de réelles différences d’imprégnation parmi les auto-consommateurs entre les riverains de l’UIOM et les populations témoins non exposées.

Par ailleurs, la moyenne des teneurs sériques françaises de dioxines se situe dans la moyenne des valeurs européennes, et même parmi les plus faibles en comparaison à des études moins récentes, en raison notamment de la décroissance de l’exposition aux dioxines des populations européennes.
Les résultats de cette étude montrent une grande cohérence avec ce qui est connu dans les travaux scientifiques internationaux. Il n'a pas été mis en évidence de contamination par inhalation, par les dioxines et les PCB, des riverains des incinérateurs."

>>>lire l'étude complète (25 pages )


Lire l'étude (28 pages)


Quelles sont les normes à respecter par une UIOM (incinérateur)?

La réglementation fixe depuis le début des années 1990 (arrêté ministériel du 25 janvier 1991) des conditions de moyens pour limiter les émissions de dioxines (notamment en matière de conditions de combustion, de traitement des gaz issus de l’incinération qui doivent être portés à 850°C pendant 2 secondes). En revanche, l’arrêté ministériel ne fixe pas d’obligations de résultats (valeur limite à l’émission) pour les dioxines. L’application de ce texte a entraîné une diminution importante des émissions de dioxines. La circulaire du 24 février 1997 demande de fixer une valeur limite de 0,1 ng I-TEQOTAN/m3 (voir question n°51) pour les nouvelles usines d’incinération. Il s’agissait d’anticiper un changement probable de la réglementation communautaire. Cette valeur s’appliquait déjà aux usines d’incinération de déchets dangereux. La directive européenne du 4 décembre 2000 reprend cette valeur limite pour toutes les usines d’incinération. Au 28 décembre 2005, l’ensemble des usines d’incinération devra respecter cette valeur limite. Ce texte prévoit notamment des mesures de dioxines à l’émission deux fois par an et un programme de suivi de l’impact de l’installation dans l’environnement, au moins pour les dioxines et les métaux lourds. Dans l’attente, la circulaire du 9 octobre 2002 demande de réaliser une fois par an une mesure de dioxines à l’émission de chaque four d’incinération, indépendamment de sa capacité et, dès lors que le flux total annuel de dioxines émis dépasse 0,5 g, des mesures dans l’environnement.

Une UIOM (incinérateur) respectant les normes ne pollue-t-elle pas ?

Dans l’état actuel des connaissances, il semble que l’impact d’une telle usine soit très faible. Le suivi dans l’environnement réalisé autour des usines en fonctionnement montre que quand une usine respecte les dispositions de l’arrêté ministériel du 25 janvier 1991, la teneur en dioxines mesurée dans le lait à proximité de cette unité correspond à la moyenne de ce qui est mesuré, en l’absence de sources ponctuelles.

>>>  lire l'étude complète (28 pages )



Présentation de la filière globale de la gestion des déchets ménagers réalisée par le Cabinet Merlin pour le compte de la SIVADES : fichier complet ( 2.4 MO)

.. et plus précisément :

- Les différentes techniques de traitement des ordures ménagères avec leurs avantages et leurs inconvénients, dont il ressort entre autres que les deux solutions actuellement utilisées dans la région ne sont pas les meilleures :

1°) - L'INCINERATION pour laquelle on maitrise pratiquement les rejets gazeux, pose le problème du stockage du "REFIOM" produit hautement toxique issu de la filtration des fumées.

2°) - La mise en décharge directe des déchets ménagers dans les CDSU , Lire la suite ( 230 ko)

En effet, il est également possible de procéder à la valorisation biologique soit par compostage, méthanisation, ou plus simplement de procéder à la stabilisation par voie anaérobie, puis évacuation des résidus secs dans un "vrai" CSDU et ainsi en limiter les principaux effets négatifs : Lire la suite ( 1.5 Mo)


Les différents traitements

Synthèse des bilans matières :


Cycle de compostage méthanisation

 
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