le projet de décharge
Que faire de nos déchets dans les Alpes Maritimes
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19 novembre2008
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Les territoires du SIDOM et du SIVADES dans la région |
Le dossier de l'élimination des ordures ménagères dans les Alpes-Maritimes ressemble à une bombe à retardement dont on connaîtrait à l'avance la date d'explosion. Ce sera en 2010 au plus tard, lorsque La Glacière à Villeneuve-Loubet, seul site d'enfouissement du département, sera saturée.
C'est donc une patate brûlante qui est sur le bureau du conseil général.
Lequel doit imaginer un dispositif départemental cohérent pour l'élimination des déchets, alors que la collecte et le traitement (tri sélectif, compostage, etc.) sont de la seule responsabilité des communes et groupement de communes concernés.
Il y a urgence
« La page de La Glacière sera définitivement tournée en 2010, si ce n'est pas avant compte tenu du remplissage déjà avancé du site », explique Maxime Coullet, chargé de ce dossier au conseil général 06.
« Nous sommes déjà le dos au mur. Il faut se hâter d'achever la révision du plan départemental, de trouver des terrains pouvant recevoir les décharges, sinon la situation sera intenable.
« Une cellule de crise existe au niveau départemental, je ne serais pas fâché qu'elle soit convoquée... »
Il y a en effet urgence. Chaque secteur du département (régions niçoise, mentonnaise, vallées, Cannes-Grasse, Sophia Antipolis) devra avoir son propre centre d'enfouissement technique et de compostage sur son territoire.
De bons élèves et les autres
Pas de problème pour les ordures de la Canca (Communauté d'agglo de Nice, 500 000 habitants) et celles de la Casa (Communauté de Sophia, 160 000 habitants) qui sont traitées par les usines d'incinération de l'Ariane et d'Antibes-Les Semboules. Pas de souci non plus pour les habitants relevant du SMED (Secteur des vallées alpines) qui ont déjà trouvé des terrains pour le compostage sur les communes du Broc et de Massouin. Mais les déchets venant de la Riviera Française (communauté de Menton et environs, 70 000 habitants) et du Sivades (région Cannes et Grasse, 155 000 habitants) qui atterrissent encore aujourd'hui à La Glacière, n'auront plus de point de chute demain. Les élus n'ont pas encore trouvé sur leur territoire les lieux de stockage. Alors, comme il n'est pas question que les incinérateurs niçois et antibois prennent le relais, sans doute faudra-t-il transporter les ordures de ces deux secteurs dans des départements voisins. Et présenter ensuite la facture aux usagers...
Convaincre les élus et les populations
« Le conseil général va encourager techniquement et surtout financièrement les projets. Encore faut-il que les terrains existent », poursuit Maxime Coullet. Qui devra déployer des trésors de diplomatie pour obtenir, très vite, ce qui n'a pas été possible d'atteindre en plus de dix ans. Quelle que soit la solution retenue, il faudra aussi réussir à convaincre les « écolos » et autres futurs riverains. Ce ne sera pas une sinécure. Le sujet des décharges tombe vite dans le passionnel, les opposants avançant souvent des arguments de santé publique, de défense de l'environnement, du cadre de vie.
La balle est donc aussi dans le camp des maires et autres responsables de syndicats. Mais, à l'horizon, on voit encore peu de doigts se lever pour se porter volontaire. Et si tout échoue, alors il restera encore une solution, la pire, une sorte de bombe atomique : un P.I.G. (Plan d'intérêt général) qui permettrait au préfet de désigner d'autorité un ou plusieurs sites pour faire malgré eux le « bonheur » des mauvais élèves. Mais alors, bonjour l'ambiance...
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Les travaux de l'usine d'incinération d'Antibe, suite ...
Dernières nouvelles,(nice-matin) le premier four de l'UIOM des Semboules vient de redémarrer, moins polluant et producteur d'énergie.
Il y aura donc lieu d'être attentifs au redémarrage du 2ème four car, malgré ce redémarrage partiel, environ 5 000 tonnes de déchets mensuels partent encore vers la Glacière, après qu'environ 35/40 000 tonnes aient surchargé le CSDU entre le 15 mars et début juillet 2008 (info du 10 juin de M. Dominique Laurent, ingénieur-directeur du SIDOM). Ce qui n'a pas empêché M. Leonetti de déclarer à nouveau que l'incinérateur des Semboules ne doit pas accueillir les déchets de communes extérieures à la CASA... comme si la CASA en était seule propriétaire, alors qu'elle est rattachée au SIDOM à cet effet ! (Courrier de M. G. Chatout)
nice-matin s'inquiète sur les alternatives de la glacière en 2010
.... et nous rassure car un "'observatoire des déchets créé par le conseil général" permettrait "un incontestable suivi des choses" ?? Cette structure sera-t-elle plus efficace que celles mises en place depuis 2004 ??
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Un Projet de révision du PEDMA, mais compte tenu du retard pris , ce nouveau plan ne sera pas prêt avant Noël 2009 !!
Voici des extraits des documents de l'Ordre du jour de la Commission Consultative
Réunion du 23 juin 2008
Ordre du jour
> Présentation des travaux des sous commissions,
> Restitution de l'étude d'actualisation du diagnostic du Plan approuvé,
> État d'avancement des études d'harmonisation:
des rapports annuels sur le prix et la qualité du service public d'élimination des déchets,
des conditions d'accès aux déchèteries.
> Conclusions du Grenelle de l'environnement dans le domaine des déchets,
> Révision du Plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés.
Révision du Plan
■ Compte tenu :
♦ des travaux et réflexions engagés par les sous-commissions,
♦ des résultats de l'étude d'actualisation du diagnostic du PEDMA,
♦ des conclusions du Grenelle de l'environnement et des nouveaux objectifs fixés dans le projet de loi,
♦ du déficit de capacité de traitement et des difficultés d'acceptabilité des ISDND, nécessitant de modifier la définition des résidus ultimes,
♦ des nouvelles connaissances et études techniques, sanitaires et environnementales menées au niveau national et local
■ Le président du CG proposera à la prochaine assemblée départementale d'engager la révision du Plan
Le Planning prévoyant l'approbation du nouveau plan en décembre 2009.

Pour les spécialistes, voici les autres documents diffusés lors de la réunion du 23 juin
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Le rassemblement |
Le Samedi 7 juin 2008 Villeneuve-Loubet : Les Maires manifestent à coté des associations contre la prolongation de la décharge de La Glacière "7 MILLIONS DE TONNES DE DECHETS, BAST !" Avec le soutien de la SDEMNE,
Dans son édition du Dimanche, Nice-Matin relate la manifestation du collectif d'associations "7 MILLIONS DE TONNES DE DECHETS, BAST" C'était le slogan de l'importante mobilisation, hier, sur les bords de mer cagnois et villeneuvois, pour protester contre la décharge départementale de La Glacière implantée à Villeneuve-Loubet depuis près de 30 ans. Sous la houlette d'associations villeneuvoises de défense de l'environnement épaulées par plus d'une cinquantaine de leurs homologues de tout le département et des comités de quartiers, près de 500 personnes ont défilé sur deux kilomètres, personnalités politiques en tête. « Une décharge, ça pue, ça pollue, ça tue! "La Glacière, c'est la galère!» « Villeneuve-Loubet victime, à qui profite le crime ?» Les slogans se succédaient pour réclamer « la fin de l'exploitation de la décharge », « un point final aux mauvaises odeurs », « un terme à la crainte d'une potentielle pollution des nappes phréatiques » et * une meilleure répartition des déchets sur le département», selon les manifestants. 30 mois et plus rien « Il reste 30 mois avant la fin de l'exploitation de La Glacière » a déclaré Richard Camou, maire de Villeneuve-Loubet. « Or à ce jour, nous n 'avons pas de solution portée à notre connaissance. Il ne faudra donc pas parler demain d'urgence, mais bien de carence et d'inconscience des décideurs. » Louis Nègre, maire de Cagnes, s'inquiète aussi. En aval de la décharge, il y a... la station de pompage des Tines dans le Loup, source d'eau potable de sa com- mune. « Nous avons doublé le nombre de contrôles sur la source, par principe de précaution. On ne peut plus continuer dans une telle incertitude ». Pour tous, Biotois, Villeneuvois, Cagnois, Collois, et bien d'autres, il est temps de trouver des solutions et d'arrêter de subir. Quelle solution dans les A.-M.? De toute manière, ses élus l'ont décidé, il n'y aura plus de décharge à Villeneuve-Loubet en 2010. La poubelle est dans le camp des autres. Des Maires et élus présents en tête de la manifestation. Il faut donc rendre hommage à la présences des maires de Cagnes, de Villeneuve-Loubet, Biot et La Colle/Loup ; M. Leonetti s'est fait representer par son 2eme adjoint, le deputé de la circonscription M. Lionnel Luca était également présent. Cette présence ne semble pas évidente dans d'autres communes qui ont des problèmes identiques (!!) UN nombre de manifestants beaucoup plus important que celui relaté dans la presse Les représentants de la SDEMNE venus soutenir la manifestation ont pu constater une participation beaucoup plus importante que les 500 personnes mentionnées dans l'article de Nice Matin : le long de la mer le cortège dense s'étendait sur plus de 200 mètres, sur un front de 10 personnes au moins, la représentation était donc plus près des 2 000 personnes que la sous-estimation des journalistes (ou des chiffres qui leur ont probablement été fournis par les autorités) |
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L'important cortège |
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Le discours de M. Jover président de l'association |
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L'usine d'incinération du SIDOM
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Qu'est ce que l'incinération ? Un fonctionnement simple et respectueux de i'environnement Il s'agit de brûler les déchets dans un four et d'en traiter les effluents. Un impact maîtrisé L'incinération des déchets est sûre pour l'environnement et la santé des populations. C'est l'une des activités industrielles parmi les mieux étudiées et surveillées. Les experts scientifiques auteurs d'études sur l'impact sanitaire, concluent que pour des installations conformes à la réglementation en vigueur, comme le sont les 123 usines du parc français actuel, les risques associés peuvent être considérés comme négligeables. Tout lancement d'une usine nouvelle doit cependant être précédé d'une étude d'impact spécifique. L'autorisation d'exploiter n'est octroyée qu'au vu des résultats satisfaisants de cette étude. Ces résultats sont confirmés par la surveillance de l'impact sanitaire effectué autour des usines en fonctionnement. Des usines contrôlées En tant qu'Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE), les usines d'incinération font l'objet d'un contrôle sévère. L'exploitant (dans notre cas Valomed, filiale de Veolia) pratique en permanence l'auto contrôle pour réagir sans délai à toute anomalie de fonctionnement. Le SIDOM est bien entendu très attentif au fonctionnement de l'usine et l'exploitant lui communique tous les résultats. Les travaux de l'usine L'usine d'incinération d'Antibes a été mise en service le 2 janvier 1970, régulièrement entretenue et modernisée. Des travaux de mise aux normes ont été réalisés en 1986,1998 et 2005. Sous la présidence de Mme Balden en 2004, une série de séminaires a été organisée afin de réfléchir aux solutions les plus fiables pour traiter nos déchets ménagers. En interne au SIDOM, un audit complet de l'usine et une étude sanitaire ont été conduits. Ces études, montrant de moindres risques pour la santé des populations et un faible impact environnemental, ont permis d'envisager la poursuite du fonctionnement de l'usine d'incinération et sa modernisation. Le cadre juridique choisi pour cette modernisation a été un Contrat de Partenariat Public Privé (CPPP), signé avec la société Valomed, le 27 septembre 2006. Cette date a marqué le commencement d'un important chantier sur le site de l'usine d'incinération. Le but des travaux engagés est de réduire au maximum les impacts environnementaux et sanitaires de l'incinération, via la mise en place de techniques de pointe pour traiter des fumées et les gaz, résultats de la combustion, de limiter les désagréments liés à l'usine, notamment en supprimant le panache de fumées (nouveau traitement sec des gaz acides) et les nuisances olfactives (fermeture du hall de stockage des mâchefers). Enfin, à la fin des travaux, l'usine sera capable de récupérer l'énergie calorifique dégagée lors de la combustion des déchets. Notons également que l'ensemble des équipements de l'usine ont été modifiés. Pour chacun de ces équipements, les meilleurs techniques disponibles ont été choisies. En conséquence, l'usine d'incinération à la fin des travaux nous garantit une conformité à la réglementation et d'excellentes performances. |
Le traitement des fumées : ce qui a changé La mise aux normes du traitement des fumées a permis d'aller au delà des exigences réglementaires. Par le passé, les fumées issues de la combustion des déchets étaient refroidies par injection d'eau (passage de 1000° à 280°). Elles étaient ensuite traitées chimiquement par injection d'un réactif liquide afin de supprimer les gaz acides, et par injection de charbon actif afin d'éliminer les métaux lourds, les dioxines et les furanes. Le filtre à manche retenait les poussières et les produits solides, issus du traitement, contenus dans les gaz. Après travaux, la chaudière installée permet de récupérer l'énergie, supprime l'utilisation d'eau de refroidissement et donc le panache de vapeur de la cheminée. Les fumées de la combustion transfèrent leur température à l'eau de la chaudière, qui se transforme en vapeur et permet de faire tourner un turboalternateur produisant de l'électricité ; une production électrique revendue à EDF qui devrait permettre d'alimenter 10.000 foyers en énergie électrique, en partie renouvelable. Ensuite, les fumées sont traitées par injection d'un réactif sec (la chaux pulvérulente) et de charbon actif. Ce traitement permet de retenir les gaz acides, les métaux lourds, les composés organiques (notamment les dioxines). Les gaz ainsi traités sont dépoussiérés par un nouveau filtre à manche. Un passage dans une tour catalytique permet, après injection d'ammoniaque, de réduire très fortement les teneurs en oxydes d'azote. Ce système est fonctionnel depuis le 16 janvier 2008. Les tours catalytiques ont permis d'atteindre d'excellentes performances. La campagne de mesure de rejets atmosphériques réalisée le 1er février 2008 sur la ligne n°l présente des résultats de 71,5 mg/Nm3 en NOX (seuil réglementaire de 200 mg/Nm3) et de 0,0085 ng/Nm3 pour les dioxines et les furanes (seuil réglementaire de 0,1 ng/Nm3). Les autres améliorations 250 personnes travaillent aujourd'hui sur le site. Cette période d'arrêt de l'usine permet de réaliser des travaux majeurs : Une fois ces travaux finis, l'installation de panneaux solaires est prévue. Elle permettra de couvrir les besoins en énergie des bâtiments du SIDOM.
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La lettre du GADSECA* concernant le traitement des déchets dans le 06 est restée également sans réponse depuis 6 mois !
Lors de la mise en place du GRENELLE de l'ENVIRONNEMENT, le 11 octobre 2007, l'association du GADSECA a envoyé une lettre à Christian Estrosi Président du Conseil Général et Député des AM pour lui faire des propositions relatives au traitement des déchets. Cette lettre comme les nôtres est restée sans réponse à ce jour.
* Groupement des Associations de Défense des Sites et de l’Environnement de la Côte d’Azur
Monsieur Christian Estrosi Président du Conseil Général et Député des AM Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer Route de Grenoble BP 3007 06201 NICE Cedex 3 Le 11 octobre 2007 Objet.- Grenelle de l’Environnement PACA et PEDMA 06 Monsieur le Président du Conseil Général, Ayant écouté avec beaucoup d’attention votre discours du 8 octobre en introduction du Grenelle de l’environnement PACA, nous sommes satisfaits de votre clair engagement en faveur de causes que notre association défend depuis de nombreuses années. Mais si nous partageons votre forte volonté d’agir, permettez-nous d’être réservés sur le rappel de votre soutien au PEDMA 06 (promulgué en 2004 après transfert de l’Etat au C.G.) qui prévoit d’arrêter en 2015 toute incinération de déchets ménagers (et assimilés) dans les A.M. Participant à la commission consultative déchets (cf note 1) mise en place le 22 janvier 2007 nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer notre scepticisme sur le respect de ce délai. Mme Maquard et M. Giudicelli
Note 1.- Note GADSECA du 20 avril 2007 remise à M. le Directeur de l’Environnement du Conseil Général (basée sur comparaison SIDOM-SIVADES) Note 2.- Courriers d’alerte
Annexe 2
A propos du maintien (partiel) des 2 incinérateurs du département (6 fours) Si correctement contrôlés, ils sont inoffensifs pour la population, en tout cas bien moins que d’autres sources de pollution (ex celles de la circulation automobile). Ils peuvent fournir de l’énergie (cas des Semboules). Ne devant accueillir que des déchets ultimes, le reproche d’aspirateurs à déchets n’est plus fondée. On peut enfin supposer que vu la nature des déchets ultimes (refus de tri et résidus de traitements bio) la composition des mâchefers et leurs quantités pourraient être modifiées dans un sens favorable ( ?) |
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Sivades: un double défi !!
"... trouver un site d'enfouissement technique en collaboration avec le conseil général, compétent en la matière. La décharge de la Glacière devrait fermer en 2010, mais un petit rien peut précipiter sa fermeture"
Le maire de Saint-Cézaire-sur-Siagne Maxime Coullet a été réélu président du Sivades, syndicat mixte de coopération intercommunale de valorisation des déchets, par 33 voix sur 33 possibles.
<< Merci de votre confiance, je vais essayer de la mériter, promet Maxime Coullet, mais ce ne sera pas une mission facile >>, prévient le président, par ailleurs conseiller général en charge du Plan départemental d'élimination des déchets ménagers. « Dans trois ans, il y aura de nouveau des élections cantonales. Nous avons deux ans pour agir car, après, ce sera bloqué pendant un an. C'est une mission d'urgence ». La première urgence: mettre en place un centre de valorisation organique. Le projet avait été voté à l'unanimité en 2001 et devait se faire à Pégomas. Mais la campagne électorale des municipales avait servi de caisse de résonance aux opposants et ce projet avait dû être abandonné. Deux autres terrains ont été identifiés l'an dernier mais pour cause de nouvelles élections municipales, leur localisation est restée secrète. Le nouveau projet devrait être présenté assez rapidement.
L'autre enjeu des années à venir: trouver un site d'enfouissement technique en collaboration avec le conseil général, compétent en la matière. La décharge de la Glacière devrait fermer en 2010 « mais un petit rien peut précipiter sa fermeture », estime Maxime Coullet.
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par le SIVADES à visiter les installations de la déchetterie des Tourades :
(rapporteur M. Chatout de l'ASL du Grand Duc)
A l'initiative de la SDEMNE, notre équipe composée de M. et Mme Glomaud (SDEMNE), M. Altinger (SDEMNE), M. Chatout (de l'ASL du Grand Duc), s'est donc rendue à l'invitation de MM. Casoli (Directeur Général du SIVADES) et Garcia (Chargé de mission), dans le quartier des tourades, à proximité de l'échangeur de l'Autoroute, où sont implantées les installation .
Généralités : créé en 1994, le Sivades est un syndicat regroupant 12 communes (dont Cannes et la Communauté d’Agglomération regroupant Grasse, Auribeau, La Roquette, Mouans Sartoux et Pégomas), soit une population d’environ 160 000 habitants (hors population saisonnière). N.B. : Mandelieu dépend du SIDOM…
Installations : le site des Tourrades comprend 3 zones
Soit un total de près de 140 000 tonnes par an, d’où un ratio de 900 kg par habitant !..Outre le site des Tourrades, le Sivades compte 7 déchetteries : Auribeau, Cannes, Mouans Sartoux , Pégomas, Peymeinade, St Césaire , St Vallier et Grasse.
Exploitation : l’effectif est de 66 personnes, mais l’exploitation est assurée par VALCO qui gère le traitement et la revente des déchets recyclés. Eco-Emballages contribue pour environ 800 000 € à l’équilibre budgétaire du Sivades.
Observations :
Conclusion : il est probable que le retard décrit ci-dessus affecte l’ensemble du département, et donc les autres syndicats de communes ou d’agglomération, en raison de l’immobilisme du Conseil Général dans la planification des filières de traitement des déchets (plan départemental en panne depuis fin 2004 et nouveau plan restant à définir, un an après la constitution de la commission en charge…). C’est pourquoi j’avais proposé à la SDEMNE un plan d’action qui comportait une visite à chacun des syndicats de communes précités, afin de tenter de connaître leurs projets d’infrastructures et leur calendrier de mise en place : en commençant naturellement par le SIDOM dont dépend Mandelieu.
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En matière d'environnement et de gestion des déchets ou des ressources en eau, notre région est un cas d'école. Un récent rapport de la préfecture de région pointe du doigt les symptômes les plus flagrants. Paca ne produit que 10 % de l'énergie qu'elle consomme, elle accuse un record national en polluants atmosphériques et produit une quantité de déchets urbains largement supérieure à la moyenne nationale (surtout dans les Bouches-du-Rhône). Certaines agglomérations accusent un retard en matière de collecte sélective et les décharges "sauvages" y sont encore nombreuses. Seul point positif, les incinérateurs en fonctionnement dans la région sont aux normes. La région est en outre soumise à une forte pression démographique ainsi qu'à un développement industriel et touristique. Une évolution qui va accroitre encore les nuisances potentielles et la production de déchets |
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Sensibilisation exacerbée Mais les Provençaux ont une particularité intéressante: ils sont très sensibles aux questions d'environnement. "Les habitants ont une conscience plus aiguë de l'importance des risques technologiques et naturels que dans les autres régions françaises", résume le rapport préfectoral. Cette particularité peut expliquer l'ambiance dans les réunions de quartier, les conseils municipaux et autres réunions publiques impliquant les entreprises ou servant à présenter les projets municipaux sur la gestion des déchets urbains. Ces questions d'environnement vont-elles nous mettre sur la paille ? |
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"Quand on évoque les déchets, c'est toujours très compliqué", explique Pierre Decaux, délégué à l'environnement à Mandelieue-la-Napoule. Et forcément long : il faut 8 à 10 ans pour matérialiser un projet, quand on y parvient ! Forcément cher aussi: l'échelle est toujours la dizaine de millions d'euros par site de traitement. La prise de conscience [??] a au moins un mérite, celui d'impliquer les citoyens. C'est essentiel si l'on veut trouver des solutions pérennes, économiques et satisfaisantes sur le plan environnemental. A quoi bon trier nos déchets si aucune filière n'est mise en place pour les réutiliser ! Ou encore si le consommateur (comme c'est le cas pour les matières plastiques) rechigne à acheter des produits recyclés. La récupération des pneus usagés, des papiers, cartons et des DEEE (*) n'a de sens que s'ils retrouvent un autre usage, une seconde vie. Transformer en compost le contenu de nos poubelles au lieu de les incinérer pour produire de l'énergie ? Pourquoi pas, mais à la condition de trouver des débouchés à ces sous-produits, et de pouvoir également se débarasser des déchets ultimes restant. |
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Les CSDU et la méthanisation prendront-ils la relève ??
En Paca, les décharges classiques n'ont plus guère d'avenir: le Centre départemental d'enfouissement de la Glacière devra fermer en 2010, celui d'Entressen (commune d'Istres, Bouches-du-Rhône) cessera fin 2008, et la décharge du Balançan au Cannet-des-Maures, dans le Var, semble en sursis tandis que la transformation du site de Septèmes-les-Vallons en centre de stockage de classe 2, lui ouvre au contraire des perspectives d'extension. Les autres nouveaux projets portent essentiellement sur des Centres de stockage de déchets ultimes (CSDU) ou des usines de méthanisation-compostage. |
Celui de Barbossi (Mandelieu-la-Napoule) est malmené par les riverains tandis que celui de Martigues a, lui, finalement obtenu toutes les autorisations. Sa réalisation a d'ailleurs débuté sur le site du Vallon du Fou après que Conseil d'État ait levé tous les obstacles. Un grand soulagement pour les élus locaux. Sinon, la plupart des projets portent sur des usines de tri-compostage-méthanisation des déchets. C'est le cas dans le secteur de Cannes-Grasse (Sivades) ou sur la ZI de Fos (Sanop). Au total, 9 projets importants ont été recensés en Paca. |
Ceux-ci vont accroitre fortement l'offre de compost sur un marché régional qui peine à se développer et à s'organiser. Selon l'Ademe, 500 000 tonnes de compost sont produites chaque année (dont 330 000 tonnes par des installations municipales) par 44 installations recensées. Sur ce total, 160 000 tonnes sont commercialisées (63 % dans l'agriculture, 26 % pour la réhabilitation des sites et 11 % pour les espaces verts). Dans les prochaines années, on devrait atteindre une production annuelle de 700 à 800 000 tonnes (chiffres Ademe). M. D (tpbn du 13/02/08) |
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La méthanisation et le compost ne semblent donc pas la panacée dans notre département, alors que les incinérateurs ne sont pas envisagés dans le PEDMA de 2004 ; celui-ci pourrait donc être déclaré caduc, au même titre que celui des Bouches-du-Rhône, au motif justement qu'il exclue l'incinération : restent alors les CSDU !! |
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quelles solutions ?
Marseille, Nice, Cannes et Montpellier doivent gérer les flux des déchets et trouver des solutions adaptées pour leur traitement. Ce qui tourne parfois au casse-tête.
Le feuilleton juridico-politique entre la Communauté urbaine de Marseille et Ouest Provence au sujet de l'incinérateur de déchets urbains banals (DUB) que la première va implanter sur le territoire du second (plus précisément sur un terrain du Port autonome de Marseille) est loin d'être terminé. Il a au moins le mérite de démontrer que la question des déchets est techniquement complexe, politiquement risquée et financièrement très lourde. Elle ne se résume donc pas à un "pour ou contre l'incinération", ni même à un "pas ici, mais ailleurs" ou à savoir qui paye. "La gestion des DUB est une réflexion d'aménagement des territoires, tout comme celle des axes routiers et des équipements sociaux ou sportifs", rappelle Michel Vauzelle, président de la région. Les décisions et les choix se prennent donc largement en amont, et il est souvent difficile de revenir en arrière.
Chaque jour, les Marseillais envoient entre 700 et 1 000 tonnes de déchets à la décharge d'Entressen, située à 70 km du Vieux-Port. Pour recueillir ces déchets, il faut 120 000 bacs marron et 74 000 bacs de couleur pour les déchets recyclables, auxquels s'ajoutent 140 bennes. Deux centres de transfert (l'un à Bonnefoy, l'autre aux Aygalades) préparent le convoi par rail. Soit un total de 50 à 80 wagons quotidiens pour acheminer ces déchets. Ouverte en 1912, la décharge à ciel ouvert d'Entressen sera définitivement fermée en 2008, malgré 55 [millions ? d'] euros investis dernièrement par la Communauté urbaine de Marseille, notamment pour éviter les envols des sacs plastiques et récupérer les lixiviats. |
L'usine de valorisation énergétique et de traitement par méthanisation actuellement en construction à Fos prendra alors le relais. Avant même le démarrage du chantier - et sous la pression des riverains -, les élus d'Ouest Provence se sont indignés des choix de la métropole marseillaise. "L'incinération produit des dioxines, c'est un grave danger pour la santé et il n'est pas normal d'exporter ses nuisances", répète inlassablement René Raimondi, maire de Fos. C'est oublier un peu vite que les dioxines sont surtout produites par la sidérurgie (Ndlr: que personne à Fos ne semble prêt à remettre en cause), que Paris et d'autres grandes métropoles se satisfont pleinement des incinérateurs de nouvelle génération, et enfin, que la valorisation énergétique des déchets n'est pas un mauvais calcul au plan environnemental. C'est en tout cas le choix de l'agglomération niçoise qui sur son site de l'Ariane traite 350 000 t/an par incinération dans l'usine Sonitherm. Ce qui produit 117 000 MW sous forme d'énergie thermique (pour le chauffage des appartements) et 34 000 MW d'énergie électrique. Même démarche à Antibes où l'usine Tiru Azur brûle 130 000 tonnes/an sur le site de Semboules. Cannes en revanche a misé sur l'enfouissement, mais le site de La Glacière qu'elle exploite actuellement doit fermer en 2010. Le Sivades (Syndicat mixte de coopération intercommunale pour la valorisation des déchets) de Cannes-Grasse a lancé un appel d'offres pour un équipement de méthanisation d'une capacité de 100 000 tonnes. Quant à l'agglomération de Montpellier, elle a, elle aussi, choisi la méthanisation avec une usine de 68 millions d'euros qui doit être mise en service à la fin de cette année (lire plus loin). Des options qui relancent le débat entre incinération et méthanisation. Régulièrement, mise au banc pour des questions controversées de santé publique, l'incinération produit tout de même dix fois plus d'électricité à quantité égale de DUB. En attendant et après de nombreux rebondissements, le tribunal administratif de Marseille a validé l'autorisation d'exploitation du futur incinérateur commandité par MPM. Dans le même temps, la justice a permis à EveRé, l'industriel, de poursuivre les travaux. Quant au Plan départemental d'élimination des DUB des Bouches-du-Rhône, il a été rendu caduc par décision de justice au motif qu'il excluait l'incinération. Un joli suspens en perspective à l'issue des municipales de mars prochain ! Au cas où elle serait élue, la liste de Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général qui s'est prononcé contre l'incinération, devra en effet alors résoudre la question des déchets d'un million d'habitants sans passer par l'incinérateur, ni Entressen. Il reste bien un "plan B", celui de l'évacuation des déchets marseillais sur les sites qui existent à l'ouest du département, mais personne ne veut en entendre parler. MICHEL DEUFF (tpbn du 13/02/08) |
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Incinération:
des médecins réclament un moratoire
Convaincu de la toxicité de cette méthode, un groupe d'experts scientifiques réclame la mise ne place d'un moratoire sur l'incinération. La proposition qui a suscité d'intenses débats lors du Grenelle de l'environnement n'a finalement pas été retenue par le gouvernement.
Dans un rapport sur « les alternatives à l'incinération et aux décharges » qu'il a remis cet automne aux ministères de l'Ecologie et de l'Intérieur, le Groupe des experts scientifiques sur les dangers de l'incinération (Gesdi) dresse un état des lieux inquiétant des nuisances de l'incinération sur la santé humaine - cancers, malformations congénitales, dysfonctionnement de la reproduction - et sur l'environnement - pollution des milieux naturels, émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Un incinérateur est « un brûlot géant duquel s'échappent de très nombreuses substances toxiques », notamment des composants chimiques cancérigènes et mutagènes, que l'on retrouve dans l'air et les résidus, indique le rapport. Et « ni les filtres utilisés, ni les autres procédés visant à limiter l'échappement de ces substances hors de l'incinérateur, ni les prétendues mises aux normes ne peuvent protéger contre l'imprégnation de l'environnement par ces substances et cela d'autant plus que les accidents de fonctionnement ne sont pas rares », soulignent les experts. Le rapport dénonce en particulier l'incinération « aveugle » des déchets, en vrac, soulignant qu'elle est pratiquée en France en violation de plusieurs directives européennes mais aussi de la loi du 13 juillet 1992 qui place l'incinération en fin de chaîne, après le traitement par tri et recyclage. Le groupe s'élève également contre la récupération des résidus d'incinération sous forme de mâchefers pour en faire des sous-couches pour les routes ou pour remblayer des zones humides et des plateformes de zones industrielles, ce qui « aggrave la dissémination environnementale de la pollution ». |
Le Grenelle divisé |
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C'est ce dont nous informe Nice-Matin de ce jour, alors que jusqu'à présent nos élus affirmaient que celle-ci était déjà au normes, ainsi en avril 2005, M. Berthelot (vice-président du Sidom) avait pourtant déclaré, en réunion publique du Maire sur Barbossi, que les incinérateurs d'Antibes et de Nice étaient aux normes européennes, il l'a répété lors de la conférence de presse de la SDEMNE du 22 janvier 2008.
Si celle d'Antibes se "normalise" on peut se demander ce qu'il en est vraiement de celle de Nice ??
En attendant la centrale "tourne au ralenti" et le surplus de déchets est dirigé vers la décharge de la Glacière qui n'en peut déjà plus !!
Nice-Matin du 11 février 2008
L'usine d'incinération va retrouver sa productivité
ENVIRONNEMENT : Encore quelques mois pour finaliser les travaux de modernisation et de remise aux normes.
Première étape : fin mars
L'usine de traitement des ordures ménagères, actuellement en travaux de mise en conformité et de modernisation sera-t-elle prête...dans les temps ?
Le député-maire Jean Leonetti et Josette Balden présidente du SlDOM (syndicat intercommunal de destruction des ordures ménagères) se sont rendus sur le site pour faire le point de la situation.
Un calendrier a été établi :
- Fin mars les mâchefers seront confinés dans un hall fermé dépressurisé. Il n'y aura donc plus de nuisances olfactives pour le voisinage.
- Le10 juin, le panache de fumée aura disparu et l'usine sera largement en dessous des normes européennes de pollution.
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L'usine continue à fonctionner
Lors d'une visite antérieure, Dominique Laurent, directeur du SIDOM a conduit les membres du groupe de travail "déchets" du conseil de développement de la CASA (Communauté d'agglomération d'Antibes Sophia) à travers le chantier,
Un chantier impressionnant par tous les travaux engagés en même temps, alors que l'usine accueille toujours une partie des ordures ménagères du syndicat intercommunal.
Le surplus étant évacué vers la décharge de la Glacière à Villeneuve-Loubet
Une fosse plus grande
Actuellement les ouvriers s'affairent à terminer l'agrandissement d'une partie de la fosse de réception des déchets avant d'attaquer l'autre.
La façade a été complètement refaite. Il faudra ensuite recréer le hall de déchargement.
Un meilleur confort dans l'accueil des déchets sans augmenter la capacité d'incinération qui sera de 19 tonnes par heure sur les deux lignes.
Le hall des mâchefers est en cours de fermeture. Ce qui permettra d'éviter au maximum les nuisances olfactives.
Le groupe turboalternateur et les turbines déjà installés récupéreront l'énergie de l'incinération des déchets pour envoyer l'électricité vers le poste source de Valbonne d'ici l'automne. Un rapport de 3 millions d'euros par an que le SIDOM récupérera pour continuer à pratiquer son taux d'Incinération très bas. Reste à installer les chaudières qu'il faut passer au dessus de l'usine grâce à une grande grue qui peut lever chaque élément de 50 tonnes jusqu'à 30mètres de haut.
Encore une prouesse du chantier. «Je suis satisfait. Les normes du contrat sont acquises et les échéances de travaux respectée sa conclu Jean Leonetti.