Octobre 2008
Nuisances de l'aéroport : le réveil de l'ADEC
Une nouvelle équipe a repris les actions lancées par les créateur de l'association Messieurs Leduc et Boissonade.
Le nouveau bureau est composé de Mireille Gibbs, Denise Schneider, Jean-Lur Rabu, Roland Lysée, Raymond Principiano, Robert Catteau, WOLGANG Jalil, Marc Philippot.
Adresse de correspondance : c/o M. Principiano : Villa Bagatelle 1522 Bd Jeanne d'Arc - 06210 Mandelieu-la Napoule
Nous soutenons dans l'ensemble les propositions de l'ADEC, sauf dans le principe du quota annuel qui semble difficile à adopter, ne serait-il pas plus simple de se mettre d'accord sur une fréquence maximum horaire ou journalière, et proposons également d'interdire l'utilisation des "reverses" à l'atterrissage !!
Les positions des uns et des autres
1 - Un consensus semble émerger entre les maires de Mandelieu La Napoule, Le Cannet, Mougins, Pégomas et la Roquette sur Siagne autour des points suivants:
Plafonner les mouvements globaux à 50 000
8 000 mouvements jets au lieu de 13 500,
8 000 mouvements hélicoptères au lieu de 15 000,
34 000 mouvements aviation légère au lieu de 50 000,
Imposer un organisme de contrôle extérieur et indépendant sur le modèle Acnusa pour d'autres aéroports. Le classement de l'aéroport en « catégorie B » serait une première étape vers cet encadrement qualitatif de l'activité Jets.
Imposer un comité de SUIVI permanent sur le modèle du CoCoEnvi ( Comité Consultatif Environnement ) comprenant des élus locaux, des riverains et des professionnels qui se réuniraient quasiment tous les mois Ce comité serait chargé d'évaluer la situation et le cas échéant de proposer des sanctions contre les pilotes contrevenants.
2 - Le maire de Mouans-Sartoux, ( rejoint par Mme Gourdon Conseillère Générale ) pourrait soutenir ce consensus, mais demande pour le moment de ramener la taille limite des Jets se posant à l'aéroport de Cannes-Mandelieu de 22 à 13 Tonnes. Une pétition a été lancée pour obtenir un décret ministériel qui irait dans ce sens.
3 - La ville de Cannes n'a pas donné de point de vue définitif, nous avons été reçus par Monsieur David Lisnard. 1er Adjoint et député suppléant, qui nous a écoutés et a promis d'étudier le dossier avec Monsieur Brochand.
4 - La nouvelle société anonyme ACA gestionnaire de l'aéroport de Cannes Mandelieu semble vouloir entendre les plaintes des riverains, et vouloir faire
porter ses efforts sur l'éducation ces pilotes. En contrepartie
de ces efforts ses dirigeants voudraient abandonner les
comptages des mouvements des aéronefs et les remplacer
par un critère " empreinte sonore", un concept pour l'instant
encore bien flou qui équivaut à casser le thermomètre pour ne
plus avoir de température. Cela reste donc à vérifier,
vigilance ! vigilance !.......
La position de l'ADEC
Nous vous proposons de soutenir le consensus émergeant des Maires du bassin cannois s'il devient la colonne vertébrale de la future charte de l'aéroport. Mais l'ADEC insiste et ajoute des points que nous considérons comme très importants:
1 - Les nuisances à prendre en compte sont globales,
réduire les nuisances jets c'est bien mais il ne faut pas oublier les hélicoptères et les avions de tourisme dits légers dans les facteurs de nuisances.
2 - Nous demandons la fermeture de l'école d'hélicoptères
et son déplacement sur un autre site. Cette école représente près de 50 % des mouvements d'hélicoptères.
3 - Interdire de manière formelle les survols des zones habitées par tous les types d'aéronefs ( y compris les hélicoptères et les avions dits légers des aéroclubs ).
4 - Interdire de manière formelle les vols dits de convenance (baptêmes de l'air, vois gastronomiques, vols publicitaires. )
5 - S'agissant des jets l'ADEC pourrait accepter un nombre maximal de 8000 mouvements annuels, à condition que ces mouvements soient répartis de manière uniforme tout au long de l'année sous contrôle de la Cohor organisme indépendant de régulation aérienne ( il ne sert à rien de plafonner le volume global si c'est pour subir 8000 mouvements entre mai et septembre ). De plus il faut que tous les vols soient décomptés ( IFR et VFR inclus ).
6 - Nous demandons à la D. G. A. C. de préciser ce qu'il faut entendre par Catégorie B car il se trouve qu'il y a différentes catégorie B.
7 - L'ADEC demande que soit précisée la nature de sanctions qui pourraient être appliquées en cas de dépassement de trafic, de dysfonctionnements, ou autres écarts à rencontre des contrevenants.
8 - L'ADEC veut mettre les choses en perspective et introduire une réflexion sur le devenir à moyen et long terme de cet aéroport. L'urbanisation s'est densifiée et continuera de se densifier dans le bassin cannois. L'usage des Jets est en pleine croissance, la crise n'affecte pas et n'affectera pas de sitôt ce segment du marché des aéronefs. Il est temps de se pencher sérieusement sur les véritables usages qui sont fait de ces différents trafics d'aéronefs avec tous les risques induits autres que les nuisances sonores comme la pollution, le risque terroriste ou catastrophes dues aux erreurs de trajectoires, de panne de carburant etc. Un aéroport dans la ville est pour tout le bassin cannois une véritable épée de Damoclès ! En clair nous refusons que l'on continue de privatiser l'espace public et d'en mutualiser les nuisances.
Contrairement à ce que certains pensent, les élus ont confirmé en réunions publiques que les villes riveraines ne perçoivent aucune des taxes encaissées par la Société aéroportuaire qui est devenue depuis juillet 2008 une véritable Société Anonyme ACA regroupant les aéroports de Nice et de Cannes Mandelieu. Les villes de Cannes et de Mandelieu perçoivent uniquement le produit de la taxe professionnelle des établissements situés sur leur territoire et dans le cas de l'aéroport de Cannes Mandelieu, compte tenu des limites sinueuses du périmètre des communes la majorité des établissements est située sur le territoire de Cannes.
Nous avons demandé à Mr SERRA, Sous-préfet de Grasse lors de la première réunion du CoCoEnvi du 26 septembre 2008 que soit initialisé en parallèle de l'élaboration de la nouvelle charte de l'aéroport un groupe de travail. Au sein de ce groupe « ad hoc » seraient étudiées des solutions alternatives aux activités aériennes en lieu et place de cet espace remarquable que constitue l'emprise des terrains de l'Aéroport. Avec un peu d'audace et de créativité cet espace pourrait très bien être valorisé différemment et constituer un véritable projet de Développement Durable c'est à dire un véritable modèle environnemental à partager avec toute la population du bassin cannois et ses nombreux visiteurs.
En l'état, nous sommes opposés à toute extension des pistes et gardons gravées dans notre mémoire collective les erreurs de jugement des autorités de l'époque qui ont accepté l'allongement des pistes et le décret autorisant l'extension des atterrissages des Jets de 13 à 22 Tonnes. L'aéroport de Nice est parallèle au littoral de la Côte d'Azur et celui de Cannes Mandelieu est perpendiculaire, cet aéroport rentre dans notre côte comme un poignard. Il est dangereux pour tous !
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Le 25 septembre 2008
Nuisances de l'aéroport de Cannes-Mandelieu :
En préparation de la réunion prévue le lendemain avec les autorités de l'aéroport, notre maire a convoqué les associations et les Mandelociens pour expliquer son action relative à la diminution des nuisances de l'aéroports, en évoquant l'augmentation du nombre de jets, il nous précise que :
" La population de doit pas être au service de l'économie !! "
La SDEMNE soutient son action ainsi que celles de M. Leduc et de M. Principiano de l'ADEC et de M. Guinvarch de l'ADNA
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Le 27 septembre 2008 : NICE MATIN
Nuisances de l'aéroport de Cannes-Mandelieu suite :
Les riverains de l'aéroport de Cannes Mandelieu en ont ras le bol. De Cannes à La Bocca, de Mougins à La Roquette et à Mandelieu, ils sont exaspérés par les survols des avions de tourisme, des hélicoptères et des jets privés. Et ils se sentent trahis. En 2003, l'exploitant de la plateforme, la CCI, avait promis de limiter le trafic des jets à 10 000 mouvements par an dans une Charte pour l'environnement signée et approuvée.
Dans les faits, il y a eu 11 000 mouvements de jets en 2005, presque 12 000 en 2006 et 13 375 exactement en 2007. Cette même année, les mouvements d'hélicoptères ont progressé de 13 % et le trafic global de l'aéroport affiche 81 306 mouvements, en hausse de 4 %.
Les associations retournent au charbon
Les associations de défense de l'environnement sont donc retournées au charbon en mobilisant leurs élus. Cette semaine, à La Roquette, à Mougins et à Mandelieu les réunions publiques se sont succédé. La période n'est pas choisie par hasard. Vendredi la CoCoenvi, commission consultative qui, malgré la fantaisie de son appellation, avait très sérieusement négocié la première charte, devait se réunir pour la réactualiser (lire ci-contre). L'occasion de livrer aux responsables de l'aéroport, le fond de la pensée des riverains et de leurs élus. La veille, dans la salle Europa de Mandelieu devant 300 personnes, Henri Leroy maire de la commune et vice-président du conseil général a stigmatisé l'indifférence des autorités aéroportuaires. « Nous allons donc faire cinq demandes précises pour plafonner les mouvements d'aéronefs, revoir les trajectoires, interdire le survol des zones habitées, contrôler et sanctionner les écarts des pilotes », a-t-il lancé en espérant des résultats concrets le plus rapidement possible. Tout comme Raymond Principiano, vice-président de l'Adec (1) : « Il faut qu'on arrive à imposer des critères de gestion qui soient clairs avec des obligations de résultat. Nous pensons qu'on peut faire sauter un tiers des mouvements de jet privé en triant pour arriver à un trafic raisonnable avec des vols utiles. Il est aberrant par exemple qu'un jet de 22 tonnes de ferraille puisse venir de Bruxelles avec deux passagers pour un vol " gastronomique. " »
Une motion et une pétition en faveur d'un décret ministériel
De son côté, le conseil municipal de Mouans-Sartoux a voté à l'unanimité une « motion » exigeant « un décret ministériel ». Objectif : limiter, sous peine d'amende, le trafic à 8 000 mouvements annuels, le poids des appareils à 13 tonnes et l'altitude plancher au-dessus des zones habitées à 1 800 pieds (600 m). Revendications identiques pour Marie-Louise Gourdon, adjointe au maire de Mouans et conseillère générale de Mougins qui a mis en ligne (2) hier une pétition à l'intention de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et des transports. Ce manifeste fait suite à deux réunions publiques que l'élue a tenues devant plus de trois cents personnes en début de semaine à La Roquette puis à Mouans. Bilan : « Les gens pensent qu'on a voulu les endormir avec une charte de l'environnement. Il faut se donner les moyens de faire respecter les engagements. »
et fred Maurice
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La Voix du Nord - Edition du dimanche 24 février 2008
Nuisances sonores : l’aéroport de Lesquin déploie de grandes oreilles électroniques :
Les avions qui décollent et atterrissent alimentent les sujets de discussion des riverains de l’aéroport de Lille-Lesquin, surtout l’été. Depuis près de cinq ans, les élus du secteur et le directeur de l’infrastructure travaillent main dans la main pour limiter les nuisances générées. Dernier dispositif mis en place : le « monitoring ». Un équipement qui permettra d’identifier les écarts de trajectoire des appareils qui survolent la Pévèle.
À l’aéroport de Lesquin, le « monitoring » entre dans sa phase opérationnelle. Il est désormais possible d’associer un avion à un son, comme l’on met un visage sur une voix. C’est ce qu’on appelle le « monitoring » : neuf écouteurs, placés à des endroits choisis en concertation avec les élus du SIVOM (1), mesurent les nuisances générées par les appareils qui décollent et atterrissent à Lesquin. Ces informations glanées en temps réel seront juxtaposées, comme un calque, aux trajectoires aériennes enregistrées par les radars de l’aviation civile.
L’aéroport, les élus et donc les riverains pourront alors enfin savoir si la perception au sol d’un bruit anormalement élevé, ou un vol jugé trop bas, correspondent bien à un écart de trajectoire des pilotes.
La très sérieuse Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA) doit vérifier et homologuer ces appareils de mesure et apporter du crédit aux données livrées. Reste à savoir que faire avec cette carte des quelques avions qui dévient de leur trajectoire, empruntent des raccourcis ou volent à trop basse altitude. Alain Berquez, directeur de l’aéroport, s’entretiendra avec les élus du SIVOM mercredi pour décider de la meilleure façon d’exploiter ces informations. Le patron de l’infrastructure se dit prêt à engager « un travail d’équipe » avec les différents intervenants : élus, aviation civile et compagnies aériennes.
Le « monitoring » est la solution proposée par le directeur de l’aéroport face aux inquiétudes des riverains, relayées par les maires. Ce choix « volontariste » devrait apaiser une vieille querelle. Certains élus qui avaient, à tort ou à raison, critiqué la politique de communication de l’aéroport, regrettaient que le SIVOM soit exclu des choix opérés par les responsables de Lesquin.
450 000 euros
L’apaisement a un prix : l’aéroport engage 450 000 euros dans ce dispositif de « monitoring ». Un double pari sur l’avenir : d’une part, la loi n’impose pas encore à l’infrastructure métropolitaine d’installer cet équipement onéreux ; pas encore… D’autre part, Alain Berquez sait que l’expansion de l’aéroport se fera en harmonie avec les maires et les riverains. Ainsi, il refusera, sauf avis contraire des élus, de doper le service fret par l’accueil de grands opérateurs, réputés bruyants.
Le directeur n’oublie pas néanmoins de rappeler que l’aéroport est une pièce maîtresse du développement économique du secteur, qu’il emploie mille salariés et crée quelque quatre mille emplois indirects ou induits. •
SAMI CHEBAH
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Une autre association suit précisément les problèmes liés aux nuisances de l'aéroport :
Rencontre avec Jean-Pierre Guinvarch, Président de l’Association de Défense contre les Nuisances Aériennes : L’ADNA sur tous les fronts
(tiré du n°5 de LATITUDE la revue de l'aéroport)
Fondée en 1996, l’ADNA compte parmi les partenaires naturels de l’Aéroport Cannes-Mandelieu.
L’association a pour objet d’«insérer l’activité aéroportuaire dans le bassin cannois et la vallée de la Siagne tout en maintenant les équilibres entre développement économique et respect de l’environnement », révèle Jean-Pierre Guinvarch, son Président. L’actualité du premier semestre 2006 confirme le dynamisme de l’ADNA, présente sur trois fronts distincts
La participation aux groupes de travail et à la réunion de la Commission Consultative Environnementale de la plate-forme est le premier d’entre eux. « Le bilan de l’année écoulée montre que la quasi totalité des objectifs de la Charte ont été tenus », souligne M. Guinvarch. Le constat positif n’exclut pas l’expression de requêtes spécifiques : « le trafic affaires ressort pour 2005 à 11 001 mouvements et nous demandons un retour à10 000 mouvements.
Nous souhaitons également que la maîtrise de l’activité Hélicoptères s’inspire des résultats enregistrés par les autres familles d’aéronefs ».Second événement phare du printemps, l’assemblée générale de l’ADNA a réuni 107 participants. Elle a révélé une certaine gêne chez les résidants de La Roquette Village : « Jets et Turbo-Prop y sont perçus comme bruyants, plus nombreux et volant à altitude réduite », rapporte Jean-Pierre Guinvarch. « Nous avons adressé un courrier à l’Aviation Civile pour rendre compte de cette anomalie et réitéré notre demande visant à élargir les trajectoires d’approche vers le Nord, moins habité, et à survoler davantage la Siagne », poursuit-il.
Toutes ces préoccupations ont récemment trouvé un écho auprès du Ministère des Transports. Une délégation de l’ADNA s’est en effet rendue à Paris sur l’initiative de Madame Tabarot, députée de la 9e circonscription des Alpes-Maritimes. Un avis sera bientôt rendu par la DGAC sur les trajectoires au niveau de La Roquette-sur-Siagne. La régulation des mouvements d’hélicoptères semble plus problématique dans la mesure où les décrets d’application des textes de loi tardent à sortir.« En tout état de cause, notre déplacement parisien aura permis de rapprocher l’intérêt des riverains de La Roquette des obligations de l’Aéroport Cannes-Mandelieu », conclut Jean-Pierre Guinvarch.
20 septembre 2007
Assemblée générale de l'ADNA
... Dont il ressort que la charte de 2003 n'est toujours pas appliquée et que le traffic de 10 000 jets a encore été dépassé en 2007. [lire le compte-rendu]
L'association demande que la limitation soit réduite à 8 000, mais il s'avère que de toute manière la charte n'est qu'un voeux pieux, qui n'a jamais été approuvé par les maires des communes concernées. De plus les Pilotes ne sont pas informés des itinéraires d'approche par la tour de contrôle, et que leurs ordinateurs embarqués n'ont pas acquis les points de repère électroniques qui balisent ces routes !
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